Hirak: vague de solidarité avec les détenus en grève de la faim

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Crédit: H24Info

Alors que l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) a appelé à une grève de faim en solidarité avec les détenus, plusieurs figures politiques et intellectuelles ont lancé une pétition appelant à la libération des activistes Rifains.

Les actions de solidarités avec les détenus du Hirak se multiplient. Suite à la grève de faim déclarée par depuis mercredi 20 septembre par les détenus d’Al Hoceima, notamment Mohamed Jelloul, Nabil Ahamjik et Rabie Lablaq, une vingtaine de militants de l’Association Marocaines des Droits de l’Homme (AMDH) a lancé les vendredi et samedi 22 et 23 septembre une grève de faim symbolique au sein de son siège régional à Rabat.

La grève des trois leaders du Hirak a également suscité la réaction de l’ancien cadre de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) Hassan Tarik et la militante féministe Latif Bouhsini qui ont lancé une pétition jeudi 21 septembre. Ils appellent à la « libération immédiate » de tous les détenus du Hirak et somment les trois détenus grévistes de cesser leur grève de faim.

La pétition a pu mobiliser jusqu’à présent plus que 100 signataires. On cite, parmi eux, l’Historien Maâti Mounjib, l’avocat Abderrahmane Benameur, la secrétaire générale du Parti Socialiste Unifié (PSU) Nabila Mounib, l’avocat et ex-conseiller de HRW Abdelaziz Nouidi. Figurent également parmi les signataires Abdelali Hamidine membre du secrétariat général du PJD, la députée du même parti Amina Maelainine et le romancier et animateur de télévision à Al Aoula Yassine Adnane.

Faut-il le rappeler, la direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) avait démenti le 21 septembre la grève de faim annoncée par les avocats des détenus. Le département de Tamek avait affirmé que les prisonniers politiques « prennent leurs repas de manière régulière et reçoivent les mets apportés par leurs familles durant les visites » assurant que l’état de santé de Mohamed Jelloul était « très normal » contrairement à ce qu’elle qualifie de « prétentions non-fondées » du frère de Nabil Ahamjik, qui avait auparavant annoncé la grève sur les réseaux sociaux.