Hamidine compare le procès Bouachrine à l'affaire DSK

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Dans une chronique publiée sue les colonnes du quotidien Akhbar Al Yaoum, le parlementaire Pjdiste Abdelali Hamidine a comparé Bouachrine au prophète Joseph, DSK ou encore à Anwar Ibrahim de Malaisie.
Chroniquer au quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum, dont Taoufiq Bouachrine est le directeur de publication, le parlementaire PJD à la chambre des conseillers, Abdelali Hamdine, a réservé sa chronique du 30 mai à la défense Bouachrine, réputé être son ami.
Le directeur de publication est poursuivi dans une affaire liée à la violence sexuelle, harcèlement et traite d’être humain. Pour le défendre, Abdelali Hamidine a expliqué que ce «genre d’affaire est généralement utilisé dans le but de discréditer les accusés et les tuer symboliquement».
Pour étayer son propos, le professeur universitaire s’est basé sur des exemples et des faits historiques qu’il considère indéniable. Le premier exemple, selon lui, est le prophète Joseph qui a été accusé à tort par la femme du gouverneur de l’Egypte avant que son innocence ne soit prouvée ensuite. Hamidine ajoute que cet exemple illustré et immortalisé dans le Coran est une leçon pour l’humanité entière.
Le deuxième exemple cité par Hamidine est Anwar Ibrahim de la Malaisie. Militant contre la corruption, Ibrahim a été condamné pour «sodomie» avant d’être gracié par le roi, Muhammad Faris Petra. Le dirigeant de l’Alliance du peuple aura passé trois ans en prison, au lieu des cinq requis.
Les deux dernières «preuves» avancées par le député sont le cas Dominique Strauss-Kahn (DSK) et le cheikh Abdelfattah Mourou de la Tunisie. Pour Hamidine, le but de ceux qui étaient derrière l’affaire DSK était de pousser le parti socialiste à l’échec dans la gestion des affaires de la France. «Après 18 mois de poursuites et de procès, DSK n’a pas pu se présenter à la présidentielle et François Hollande a noirci l’image du PS» pense Hamidine.
Hamidine assure que l’affaire Bouachrine ne peut être comprise que dans la continuité des affaires citées plus haut car elles concernent toutes l’utilisation du sexe pour le meurtre symbolique d’une personne.