Guerguerat: face aux provocations du Polisario, l'armée sort l'artillerie lourde

La tension à Guerguerat a atteint des niveaux alarmants. Des brigades de la gendarmerie royale ont été dépêchées sur place et des hélicoptères de l’armée ont été mobilisés en réaction aux agissements du front Polisario dans la zone.
Des barrages militaires du Polisario ont été mis en place dans la zone frontalière entre le Maroc et la Mauritanie. Ils ont également déployé des milices et tenté de perturber la circulation dans la zone tampon défiant ainsi le Conseil de sécurité de l’ONU et violant les lois internationales, rapporte Al Massae dans son édition du mardi 9 janvier.
En réaction à ces provocations, l’inspecteur général des Forces armées royales et capitaine de la zone militaire du Sud a ordonné de lever au niveau maximal l’état de vigilance et d’alerte. Il a également mobilisé des centaines de soldats ainsi que des engins militaires à quelques mètres de la frontière mauritanienne, indique le journal qui cite des sources fiables.
Cette réaction est une réponse des autorités marocaines aux rondes effectuées par la police civile du Polisario, en plus des menaces du front de perturber le déroulement du rallye Monaco Dakar qui passe par le Sahara marocain pour rejoindre la Mauritanie.
Al Massae précise que les éléments de la gendarmerie se sont dirigés vers la région d’Assa Zag qui a été marquée dimanche par l’arrivée de véhicules militaires du Polisario impliqués, précise la même source, dans le trafic de drogues et psychotropes. «Ces véhicules étaient en route en direction de Goulmim Oued Noun, région devenue la Mecque des barons de la drogue qui s’activent entre les bases du Polisario et le Sahara marocain», lit-on dans l’article d’Al Massae.
L’auteur de l’article relève également que les responsables marocains ont donné des consignes afin de déployer l’artillerie lourde dans la zone frontalière Guerguerat. Objectif: riposter face aux agissement du Polisario. Et pour cause, ces derniers ont mis en place des barrages miliaires et se sont permis d’arrêter des conducteurs de camions marocains, de les faire descendre de leur véhicule avant de les soumettre à des contrôles et de saisir leurs téléphones.