Le gouvernement néerlandais réagit à la condamnation à mort des assassins du café La Crème

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Le ministre des Affaires étrangères nérlandais Stef Blok (G) au côté de Nasser Bourita (d). Crédit: DR.

La Cour d’appel de Marrakech a condamné à mort deux Néerlandais pour avoir tué un étudiant dans le cadre d’une affaire de règlement de comptes en 2017 au café la Crème à Marrakech. Le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas a réagi à cette condamnation. 

« L’ambassade est en contact direct avec l’avocat », a réagi auprès de l’AFP Annemijn van den Broek, porte-parole du ministère néerlandais des Affaires étrangères. A la question de savoir si les Pays-Bas interviendront pour contrer le jugement, le ministère a répondu qu' »il appartient aux personnes concernées d’utiliser ou non la possibilité de faire appel ».

« Tous les Néerlandais ont droit à une assistance consulaire », a ajouté Van den Broek, affirmant que « les Pays-Bas s’engagent au niveau européen contre la peine de mort, y compris au Maroc ». Les deux Néerlandais, qui ciblaient le propriétaire du café, ainsi que plusieurs autres suspects avaient été arrêtés les jours suivant la fusillade.

Les deux accusés, Edwin Gabriel Robles Martinez, d’origine dominicaine, et Shardyone Girigorio Semerel, d’origine surinamienne, cagoulés et à bord d’une moto, avaient tiré en novembre 2017 dans un café à Marrakech, principale ville touristique du Maroc. Un étudiant en médecine de 26 ans avait été tué par erreur et deux personnes blessées, selon la presse locale.

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Les autorités marocaines évoquent un « règlement de comptes » et un acte « directement lié à un réseau criminel ayant des ramifications dans certains pays européens ». Dans la même affaire, une quinzaine d’autres accusés ont été condamnés vendredi à « des peines allant de 3 mois à 20 ans de prison », notamment pour « constitution de bande criminelle », a déclaré à l’AFP l’avocat Abdellatif Htitech. Le propriétaire du café a été de son côté condamné à 15 ans de prison, notamment pour « trafic de drogue », a précisé Me Htitech, qui représente la partie civile, en l’occurrence la famille de l’étudiant tué.