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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Si la loi ne l’interdit pas, plusieurs ministres du nouveau gouvernement se retrouvent avec des doubles-casquettes, voire plus. Une situation qui a suscité l’incompréhension de plusieurs citoyens et observateurs, notamment sur les réseaux sociaux.

    Dans le nouveau gouvernement, de nombreux ministres ou ministres délégués, se retrouvent avec plusieurs casquettes, plus ou moins stratégiques pour le pays. Le plus saisissant est sans doute celui de Nadia Rmii (RNI), nommée jeudi ministre de la Santé et de la protection sociale. Cette médecin de formation est aussi, depuis le 10 septembre dernier, la première femme élue à la tête de la mairie de Casablanca, la plus grande métropole du royaume.

    «La nouvelle Maire de Casablanca, nommée ministre de la Santé. Félicitations mais est-il humainement possible de gérer ces deux postes d’envergure?», s’interroge notamment l’écrivaine et fondatrice du groupe Save Casablanca.

    Nabila Rmili n’est pas la seule à cumuler plusieurs fonctions. S’il a annoncé son désengagement de sa holding familiale privée Akwa, Aziz Akhannouch reste Chef du gouvernement et maire d’Agadir. Fatima Ezzahra Mansouri, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, est quant à elle maire PAM de Marrakech.

    «La loi n’interdit pas le cumul de postes de ministre et maire, elle l’interdit bizarrement pour les députés qui ne peuvent pas être maires de grandes villes. C’est une aberration juridique. Normalement, cela doit être le cas aussi pour les postes de ministres», déplore le président du mouvement Maan Zakaria Garti, dans une déclaration à H24 Info. «On s’est plaint souvent de Abdelaziz Omari, qui était à la fois maire de Casablanca et ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile (ndlr, entre 2015 et 2016), qui reste un ministère beaucoup moins lourd que celui de la Santé», poursuit-il.

    Publiée dans le bulletin officiel en juillet dernier, la loi organique 27.11, relative à la Chambre des représentants, interdit désormais le cumul de mandats de député et de président d’une région ou d’une commune. Selon l’article 14 du texte, le mandat de membre de la Chambre des représentants est incompatible avec la qualité de membre du gouvernement, « avec l’exercice de toutes fonctions publiques non électives dans les services de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics, des autres personnes morales de droit public, ou des sociétés dans le capital appartient à plus de 30% à l’Etat». Aucune mention n’y ait faite cependant concernant le cumul de fonctions de ministres et de maires.

    « Etre ministre de la Santé et maire de Casablanca est incompatible. Casablanca a besoin d’un ministre qui travaille 48 heures par jour et qui gère sa ville depuis son bureau à Casablanca et non de Rabat. Ce n’est pas sensé. Idem pour Marrakech, mais le cas de Rmili est le plus flagrant, vu la complexité des deux postes», souligne encore Zakaria Garti.

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    Outre les maires-ministres, Chakib Benmoussa, nouveau ministre de l’Education nationale, du préscolaire et des sports, est aussi ambassadeur du Maroc en France et président de la Commission spéciale chargée du Nouveau modèle de développement. Fouzi Lekjâa, lui, est ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, mais aussi patron du football national, puisqu’il reste, jusqu’ici, président de la Fédération royale marocaine de football.

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