Fuite du pédophile koweïtien: le ministère de la Justice répond aux femmes du PJD

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Après un silence radio sur l’affaire du pédophile koweïtien qui a fui le Maroc, le ministère de la Justice s’est finalement prononcé par le biais d’un communiqué de presse.

Le ministère répond ainsi à la lettre envoyée par le Forum Azzahrae de la femme marocaine, affilié au PJD et qui lui demandait d’«assumer ses responsabilités». Le ministère affirme tout d’abord que la «liberté provisoire accordée par l’autorité judiciaire compétente dans le cadre du procès est une disposition légale».

 

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Il s’agit donc d’une «question purement judiciaire que ce ministère ne peut pas discuter», note le communiqué. Deuxièmement, poursuit le communiqué, «l’accord de coopération judiciaire, établi entre le Maroc et Koweït définit la portée de l’ingérence du Ministère de la justice dans la transmission des demandes».

Le ministère en attente

Dans ce sens, le ministère affirme que ces demandes d’extradition doivent être formulées par les autorités judiciaires marocaines, soulignant que ces dernières n’ont toujours pas enclenché le pas. Toutefois, le ministère affirme être «désireux de mener à bien» cette procédure, et ce conformément à ce qui est stipulé dans les dispositions de l’accord.

Pour rappel, le pédophile koweïtien, Abderrahmane Mohamed Samran Al-Azmi (24 ans), a reconnu les faits pendant l’enquête. Il était poursuivi pour «attentat à la pudeur avec violence» sur une fille de 14 ans. La liberté provisoire lui a été accordée sur la base de garanties de l’ambassade du Koweït.

 

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C’est lors de l’audience du 11 février que le premier président de la Cour d’appel de Marrakech a annoncé que le Koweïtien avait déjà quitté le territoire national alors qu’il devait y comparaitre.