Femmes, handicapés et jeunes… les nouvelles ruses des trafiquants de drogue

1144

Les autorités livrent un combat acharné dans la région du nord pour lutter contre le trafic de drogue. Alors que l’étau se resserre, les barons de drogue inventent de nouvelles ruses pour échapper aux contrôles. Désormais, ils instrumentalisent des handicapés, des femmes et des enfants pour faire passer leurs marchandises.

 

Face au contrôle sans faille mis en place par les autorités dans le cadre de lutte contre le trafic de drogue, les barons des régions du nord ont changé leurs tactiques. Ils ont commencé à recourir à des handicapés, à de belles femmes ou encore à des enfants pour faire passer leurs marchandises, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 4 novembre.

Le quotidien arabophone explique qu’au moment où de grands barons du trafic de drogue comme « Ramach » et « Niny » ont été maîtrisés, de nouveaux trafiquants ont pris la relève avec de nouvelles méthodes pour détourner l’attention des forces de l’ordre.

 

Lire aussi: Saisie de près de 14 tonnes de chira au port Tanger-Med en 48h

 

« Ils exploitent des handicapés, comme Mohammed, un non-voyant qui aura la mission de distribuer la marchandise vers le reste des villes du royaume », affirme  Assabah en expliquant que  » les trafiquants comptent de plus en plus sur les personnes à besoins spécifiques, les jeunes et les belles femmes, car ils n’attirent pas les soupçons des gendarmes ».

Dans son reportage, le quotidien a interrogé des victimes de trafic de drogue comme Mohammed et bien d’autres personnes qui ont passé par cette expérience ou qui sont toujours soudoyés par les trafiquants. C’est le cas de Sanae, une étudiante de 22 ans, qui transporte de la drogue de Tanger à Tétouan et touche entre 5000 et 10000 dirhams en contrepartie.

« Je n’ai jamais eu de problèmes. Mais un jour, je faisais le voyage vers Tétouan avec ma cousine. J’avais près de deux kilogrammes de Haschich sur moi. On s’était arrêté à un barrage et j’ai vécu un enfer. J’avais trop peur, mais je ne l’ai pas montré aux gendarmes. Ces derniers n’ont pas douté de nous en fin de compte et on n’a pas été fouillé », témoigne Sanae au journal arabophone.