Espagne: l’aile radicale et anti-marocaine de Podemos veut quitter le parti

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L’eurodéputé Miguel Urban Crespo cofondateur du parti Podemos et fervent défenseur du Polisario./ DR

C’est un véritable coup de tonnerre pour la formation violette avec un probable départ de ses membres les plus radicaux, notamment l’eurodéputé Miguel Urban Crespo, cofondateur du parti Podemos. Le départ de ce fervent défenseur du Polisario ne pourrait que réjouir le Maroc.

Les «Anticapitalistes», organisation politique de la gauche radicale qui a donné, aux côtés d’autres formations, naissance au parti politique Podemos, se dirige vers une scission du parti, qui selon eux à «renoncer à certains de ces principes fondamentaux», expliquent-ils au quotidien El Pais.

 

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Miguel Urban Crespo et Manolo Garí, les plus célèbres des «Anticapitalistes», se sont d’ailleurs entretenus avec le président du parti, Pablo Iglesias, à qui ils ont confirmé leur volonté «d’abandonner Podemos», note pour sa part l’agence Europa Press.

Un départ de bon augure pour le Maroc ?

 

Militant assidu sur les réseaux sociaux, Miguel Urban Crespo, a d’ailleurs été l’auteur de plusieurs polémiques qui dépassent les frontières de la péninsule ibérique. En effet, l’eurodéputé avait à maintes reprises accusé le Maroc de mener «une guerre et une répression des droits de l’homme au Sahara».

Plus récemment, l’eurodéputé a publié un long article sur le site El Diario dans lequel il demande au nouveau gouvernement de coalition de reconnaître la RASD. Une ambition affichée par Podemos qui en avait même fait même un point crucial de son programme électoral (page 56), où le parti affirme qu’il «établira des relations diplomatiques de haut niveau avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD)».

 

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Néanmoins, depuis l’ascension du parti au gouvernement, cette ferveur semble avoir été enterrée. En visite au Maroc, la ministre socialiste des Affaires Etrangères, venait même réitérer «la position claire, précise et ferme de son pays concernant le Sahara marocain», soulignant qu’il s’agit «d’une position d’Etat qui n’est pas tributaire des changements de gouvernements ou de coalitions».

Avant un éventuel départ, les «anticapitalistes» prévoient de boycotter la troisième assemblée de Podemos, et se réuniront le 16 février, pour mettre en œuvre l’inévitable scission, précise Europa Press.