Un herboriste sexagénaire surnommé Abou Nasser et disparu depuis novembre dernier a été tué, découpé en morceaux et réduit en cendres. Les services de la DGST aidés par ceux de la DGSN ont pu arrêter le coupable, un de ses anciens associés égyptiens.

L’affaire a éclaté lorsque la femme de l’herboriste a alerté la police de la disparition de son mari. Selon la parution du quotidien Assabah du lundi 25 mars, les enfants de l’herboriste avaient également reçu des messages envoyés à partir de son téléphone et contenant des mots issus du dialecte égyptien ce qui a éveillé leurs soupçons. La famille d’Abou Nasser a vite fait le lien avec un ancien associé égyptien d’Abou Nasser avec qui les relations s’étaient détériorées. En effet, l’égyptien spécialisé dans la médecine alternative, qui avait un commerce en commun avec Abou Nasser à Tétouan ,lui devait d’importantes sommes d’argent.

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Selon Assabah, l’égyptien en devait également à d’autres créanciers qui ont fini par le poursuivre en justice. Et l’homme a fini en prison, avant d’être libéré il y a quelques mois.

Pensant que Abou Nasser était derrière sa détention et voulant se venger de lui, l’Egyptien lui aurait demandé de venir le voir à Tanger prétextant qu’il voulait lui remettre une somme d’argent. L’herboriste marocain s’y est rendu et n’a, depuis, plus donné de nouvelles.

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L’enquête a révélé qu’Abou Nasser a été tué par l’Égyptien et un complice marocain. Les deux hommes l’auraient tué puis transporté son corps vers un lieu désert entre Tanger et Asilah pour le découper en morceaux puis le brûler. Selon Al Akhbar, l’enquête aurait permis de retrouver la voiture du défunt sur lequel ont été relevées les cendres de son corps, selon l’analyse de l’ADN. Le complice marocain aurait fini par tout avouer, permettant aux services de la DGST et de la DGSN de résoudre enfin cette énigme.