El Othmani trouve injuste qu’on le surnomme le « Ben Arafa » du PJD

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Dans une interview accordée au magazine Telquel, Saad Eddine El Othmani a estimé que le surnom de « Ben Arafa » du PJD qu’on lui a collé depuis sa nomination en tant que chef du gouvernement est « totalement injuste ». 

« La participation au gouvernement a été une décision du PJD et du secrétaire général qui en a suivi toutes les étapes », a déclaré le chef du gouvernement et président du conseil national du PJD, Saad Eddine El Othmani, dans une interview accordée à nos confrères du magazine Telquel, dans son numéro du 15 septembre. Selon El Othmani, le SG du parti Abdelilah Benkirane avait validé lui même la coalition gouvernementale. « Il a même accompagné le choix des noms ministrables et des portefeuilles » a-t-il rajouté.

Interrogé sur le surnom « Ben Arafa » du PJD – allusion au sultan fantoche installé par la France après la déposition de Mohammed V en 1953- qu’on lui a attribué depuis sa nomination à la tête du gouvernement par Mohammed VI à la place de Abdelilah Benkirane remercié par le monarque, Saad Eddine El Othmani a jugé cela « totalement injuste », et de rajouter: « si le PJD n’avait pas décidé, je n’aurais pas accepté de rester chef du gouvernement. Je suis là en tant que représentant du PJD ».

Un apaisement avec le palais

Sur ces relations avec le roi, le chef du gouvernement a affirmé « qu’il y a un apaisement total ». El Othmani précise: « c’est sa majesté qui a désigné le chef du gouvernement; et c’est lui qui a désigné le gouvernement, sur proposition du chef du gouvernement. Il me semble donc que c’est normal qu’il soutienne ce gouvernement. Et nous sommes très fiers du soutien de sa majesté. »

Quant aux relations avec le conseiller royal Fouad El Ali El Himma, dont les relations ont parfois été tendues avec le PJD, El Othmani répond: « nos relations sont surtout de caractère institutionnel. Nous nous sommes vus plusieurs fois dans le cadre de réunions officielles, et ce depuis qu’il était secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur ».