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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Les familles des 29 victimes du drame survenu le 8 février dernier dans une unité industrielle de textile à Tanger ont adressé une lettre au chef du gouvernement, demandant des poursuites contre les institutions étatiques impliquées.

    «Nous, les familles des 29 ouvriers et ouvrières victimes de la tragédie de Tanger, qui a secoué la région et a été dénoncée par l’opinion publique nationale et internationale, nous appelons à nouveau, après vous avoir écrit il y a deux mois, afin de considérer nos demandes légitimes», débute la lettre adressée au chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani.

    Concrètement les demandes des familles portent sur un élargissement de l’enquête en cours, étant donné «qu’il n’y a aucun doute sur l’implication et la responsabilité des institutions étatiques», souligne la lettre, citée par nos confrères d’Al Yaoum24.

    «Nous avons obtenu un certain nombre d’informations prouvant la responsabilité des institutions locales affiliées à votre gouvernement dans la survenance de cette tragédie (…) dans l’usine, qui ne remplit pas les conditions de sécurité et d’hygiène», affirment-ils dans leur lettre, soulignant que «l’usine fonctionne depuis plus de 15 ans», dans les mêmes conditions de non-respect du droit de travail.

     

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    Dans ce sens, ils demandent à ce qu’un «comité d’enquête indépendant sur l’incident soit formé afin de demander des comptes aux responsables impliqués».

    Par ailleurs, les proches demandent également au chef du gouvernement d’intervenir afin de bénéficier «d’un soutien financier et moral». Les familles confient vivre «dans des conditions de grande pauvreté», sans protection sociale et dans la détérioration continue de leur état de santé, «en l’absence de toute prise en charge de l’État», conclut la lettre.

    Pour rappel, une requête avait été déposée par le Parquet général pour mener une enquête à l’encontre du propriétaire de cette unité et de tous ceux qui seraient impliqués dans cet incident et ce, pour homicide et blessures involontaires et violations du Code de travail.

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