H24Info est un produit du groupe

    GEOMEDIA est l’un des groupes-médias les plus importants au Maroc avec 3 titres majeurs (Print et Web):

    Crée en 2013, H24Info s’est imposé comme le support-média francophone de référence auprès de lecteurs en quête d’une information fiable et instantanée sur le canal digital. H24 Info enregistre plus de 30 Millions de visites annuelle.

    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Les températures annoncées ce week-end dans le Sud de l’Espagne et dans les pays du Maghreb frôlent les records. Un «dôme de chaleur», comme celui au Canada ou en Russie, serait en train de se former au-dessus de nos têtes. Al Houssain Youabed, responsable de la communication au sein de la Direction de la météorologie nationale nous en dit plus. 

    Des températures allant jusqu’à 45 degrés en Espagne, 49 degrés au Maroc et plus de 50 degrés en Algérie sont attendus ce week-end. Selon les observateurs, il s’agirait en réalité d’un mini-dôme de chaleur, moins important que celui au Canada, en Russie ou même celui qui serait en train de se former dans le Grand Nord de l’Europe.

    Contacté par H24Info, Al Houssain Youabed, responsable de la communication au sein de la Direction de la météorologie nationale (DMN), nuance et précise qu’il s’agit plutôt du phénomène appelé «Chergui», récurrent durant cette période et qui n’est autre que le déplacement de «masses d’air du Grand Sahara».

    Ces vents «chauds» remonteront du Grand Sahara vers le sud-est, le centre et jusqu’au nord du royaume, précise notre interlocuteur. Durant le week-end les températures frôleront les records, qui pourraient même être battus, avertit Al Houssain Youabed.

    En effet, des hausses de 5 jusqu’à 12 degrés en comparaison avec les températures moyennes seront enregistrées, précise-t-il. La hausse intéressera la majeure partie du pays, où le baromètre affichera entre 34 jusqu’à 48, voire 49 degrés.

    D’ailleurs, la majeure partie du pays est placée sous vigilance orange, notamment les plaines de Tadla, Al-haouz, Rhamna, Chiadma, les plateaux de phosphate-Oulmess, le Saiss, le Gharb, le Loukkous, la région de Chaouia, Nouaceur, Settat, l’Oriental ainsi que le Sud-est, précise le responsable de communication de la DMN.

    La température la plus élevée est attendue à Marrakech, avec 48 degrés. Un chiffre proche du dernier record au royaume, de 49,6 degrés et qui avait été enregistré dans la ville ocre le 17 juillet 2012.

    «Dans d’autres régions des records pourraient toutefois être battus», explique notre interlocuteur, évoquant notamment le Gharb, l’intérieur du Souss, Taroudant, Tadla, El Haouz et Sidi Slimane. La prudence est de mise, particulièrement au niveau des villes côtières, poursuit-il.

    Les vagues de chaleur sont courantes au royaume, selon l’expert, «mais cette dernière semble plus intense que celles que nous connaissons habituellement durant les mois de juillet et août».

    Plusieurs experts pointent directement les effets du changement. Selon Al Houssain Youabed, «il est difficile de confirmer, mais il est vrai que parmi les conséquences du changement climatique nous serons de plus en plus amenés à supporter de telles vagues de chaleur qui seront d’ailleurs de différents types d’intensités, comme l’indique le récent rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Ndlr)».

     

    Lire aussi: L’humanité à l’aube de retombées climatiques cataclysmiques, estime le Giec

     

    Le rapport alarmant du GIEC avertissait en effet des «impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer et devenir douloureusement palpables bien avant 2050».

    Le GIEC estime dans son rapport de plus de 4.000 pages que dépasser le seuil de +1,5 °C «pourrait déjà entraîner progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles». La probabilité «que ce seuil de +1,5 °C sur une année soit dépassé dès 2025 est déjà de 40%».

    Pire encore et même en limitant la hausse à 2 °C, «jusqu’à 80 millions de personnes supplémentaires auront faim d’ici à 2050 et 130 millions pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici dix ans.»

    Share.

    Comments are closed.