Documents. Le parquet enquête sur l’implication de Raissouni dans l’assassinat d’Ait Eljid

La brigade nationale de la police judiciaire enquête sur une éventuelle implication politique et morale du l’ancien président du MUR, Ahmed Raïssouni dans le meurtre de l’étudiant, Beinaissa Ait Eljid à Fès.

L’affaire meurtre du militant de gauche de Benaissa Ait Eljid prend une nouvelle tournure, rapporte Al Massae dans sa livraison du jeudi 4 avril 2019. D’après la même source, les avocats de fondation Ait Eljid, Habib Haji et Mohamed Elhini, accusent Ahmad Raïssouni d’avoir été l’instigateur du meurtre avec préméditation de l’étudiant de gauche, en sa qualité de chef de l’association du futur islamique. Pour les deux avocats, Raissouni devra répondre aux accusations criminelles de son éventuelle «participation au meurtre» dans le cadre de cette affaire.

Selon les sources du quotidien arabophone, le procureur général auprès de la Cour d’appel de Fès a déféré la plainte déposée par les deux avocats contre l’ancien président du Mouvement unicité et réforme (MUR), le bras idéologique du parti de la justice et du développement (PJD). L’accusé est l’actuel président de l’Union mondiale des oulémas musulmans, réputée proche des frères musulmans et dont le siège est Qatar.

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«Hamidine n’était pas un simple militant mais un membre à part entière de cette organisation islamique et recevait des instructions de la part ses supérieurs. Cette accusation a été confirmée par le témoignage d’Ahmad Raïssouni, qui a reconnu que Hamidine participait régulièrement aux activités du mouvement estudiantin « l’Association pour l’avenir islamique ». Selon Hajji, Raissouni a confirmé que ce témoignage a été inscrit dans les rapports de l’IER (instance équité et réconciliation).