Diapo-vidéo. L’Ukraine un pays dangereux pour les étudiants marocains

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De plus en plus d’étudiants marocains se font agresser en Ukraine. Saad Ghazi, un étudiant en médecine âgé de 21 ans est l’une des dernières victimes d’une violence qui cible de plus en plus d’étudiants étrangers en Ukraine.

Faibles coûts de scolarité, enseignements éclectiques et un ticket d’entrée en Europe… Qui ne serait pas séduit par autant de promesses qu’offrent les études en Ukraine? Mais revers de la médaille, une fois dans ce pays d’Europe de l’Est, certains étudiants marocains se retrouvent victimes de violences, de racisme et d’arnaques diverses de la part de leurs hôtes ukrainiens.

Saad Ghazi, étudiant en médecine en fait partie. L’année dernière, il est contrôlé par une unité spéciale de la police ukrainienne qui tente de lui extorquer de l’argent. Face à son refus, ils est malmené au point de se faire déboîter le bras.

Jeudi 20 décembre, il retrouve ces même policiers essayant d’extorquer de l’argent à un autre Marocain. Ghazi se dirige vers eux bien décidé à le défendre. « Ils lui ont demandé de partir. « Et sinon quoi? Vous allez me frapper? », leur a-t-il répondu. Il était furieux de voir qu’ils s’en prenaient encore à un compatriote », raconte son père Mustapha Ghazi.

« Ils l’ont alors étranglé, comme vous pouvez voir dans cette vidéo filmée par le Marocain que Saad avait défendu. Ils l’ont laissé gisant au sol, avant de lui asséner plusieurs coups au visage », déclare Mustapha Ghazi, ému.

 

Plusieurs marocains victimes de violences en Ukraine

Et Saad Ghazi ne serait pas le premier Marocain à être victime de ce genre de violences. Mustapha Ghazi nous confie que plusieurs autres étudiants ont été agressé mais n’ont pas déposé de plaintes, craignant que des soucis avec les autorités leur vaillent d’être renvoyés de l’université.

« Nous avons déposé plainte, parce que Saad n’a rien fait. On essaye de nous faire peur en nous disant que les policiers pourraient retourner l’incident contre lui. Mais s’il était coupable, on serait venu le chercher non? », nous signifie Mustapha Ghazi.

Ému et attristé, Mustapha Ghazi nous déclare que l’ambassade marocaine en Ukraine ne l’a pas soutenu. Un employé de cette ambassade lui a même signifié que l’histoire de son fils n’était pas un cas particulier. Depuis 2014, l’ambassade envoyait des courriers au service des affaires culturelles du ministère des Affaires étrangères pour demander au Maroc d’intervenir pour stopper cette violence qui touche certains étudiants marocains. En 2017, un étudiant marocain âgé de 24 ans avait d’ailleurs été retrouvé mort à Kharkov.