Diapo. Abderrahim Chikhi réélu à la tête du MUR, Benkirane arrive dernier du scrutin

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Les membres du Mouvement unicité et réforme (MUR) ont réélu Abderrahim Chikhi lors de la sixième assemblée générale du mouvement pour un nouveau mandat. Abdelilah Benkirane, en lice pour le poste, n’a pas fait pas d’étincelles.
Malgré plusieurs candidatures de taille, Abderrahim Chikhi n’a fait qu’une bouchée de ses concurrents et rempile pour quatre ans à la tête du Mouvement unicité et réforme (MUR), bras idéologique du parti justice et développement (PJD). Il a eu les voix de plus de 500 des membres alors que son dauphin, Aouss Erremal, n’a pu en décrocher que 321 voix. Un score sans appel pour l’homme inconnu du grand public, mais qui demeure le plus apprécié des leaders du mouvement à cause de son sens de l’écoute et sa maîtrise des sciences islamiques.

La candidature de Abdelillah Benkirane a été la plus grande surprise de la sixième assemblée générale de l’histoire du mouvement fondé en 1996. L’autre surprise a été le nombre de voix recueillies par l’ancien chef du gouvernement. Benkirane est arrivé cinquième du scrutin et dernier des candidats avec seulement 110 voix. Un message clair envoyé par les dirigeants du MUR au PJD, qui souhaitent aller vers une distanciation entre le mouvement et le parti. Un choix qui devrait être validé (ou pas) aujourd’hui lors de la suite des travaux de l’assemblée générale et lors de l’adoption de la feuille de route pour les quatre années à venir.
L’autre perdant de ce scrutin n’est autre qu’Ahmed Raïssouni,  arrivé en quatrième position avec 265 voix.  Quant à Mohammed El Hamdaoui, il s’est contenté de la troisième avec 279 voix.
Un désaveu  pour les deux anciens présidents du mouvement. Raïssouni a payé son éloignement du mouvement, ses connexions avec le Qatar et le mouvement des frères musulmans et El Hamdaoui a fait les frais de son soutien inconditionnel et sans faille à Benkirane et sa « politisation » du MUR durant son mandat.