DGAPR: sanctions disciplinaires contre 20 fonctionnaires dans plusieurs prisons

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Le délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), Mohamed Salah Tamek, a pris des sanctions disciplinaires à l’encontre de 20 fonctionnaires dans différentes prisons du Royaume pour des manquements aux devoirs professionnels et violation du Code de conduite et des obligations professionnelles du personnel de la DGAPR.

 

Le personnel des pénitenciers semble réticent aux changements apportés par le nouveau code de déontologie instauré par Mohamed Saleh Tamek.

Fraîchement adopté par la DGAPR  (début octobre dernier), ce code de déontologie élaboré par l’administration, qui a constitué une première dans les annales de celle-ci, vient de faire ses premières «victimes».

Selon le quotidien Al Massae, le délégué général de l’administration pénitentiaire, a émis une circulaire qui inclut plusieurs sanctions disciplinaires à l’encontre de 20 fonctionnaires de la DGAPR.

 

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La même source indique qu’il a appelé les présidents des services centraux, les directeurs des directions régionales et des établissements pénitentiaires ainsi que ceux du Centre national de formation des cadres à veiller sur l’application de ces sanctions prises au lendemain de la tenue du conseil de discipline.

Les sanctions prises sont allées des mises à pied conservatoire (sans solde), aux blâmes et avertissements, en passant  par  les mutations disciplinaires (à la charge de l’employé) et des privations de salaire.

Les sanctions ont concernés 15 fonctionnaires au grade de surveillant éducateur, 2 du grade surveillant éducateur principal, 2 au grade d’officier éducateur principal ainsi qu’un Ingénieur d’état de premier grade.

 

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D’après cette circulaire, le personnel de la prison centrale de Kénitra est le plus concerné par ces sanctions. Quatre de ses fonctionnaires ont été sanctionnés, suivis de trois autres de la prison locale Toulal 1 (Meknès) et quatre fonctionnaires de la prison agricole de Outita et celle de Loudaya.

A noter que la DGAPR a pris ces sanctions sur la base de rapports confidentiels. Ces rapports ont dénoncé des fautes professionnelles «graves», comme le relâchement avant l’heure d’un détenu qui a bénéficié de la grâce royale ou le maintien en détention d’un détenu malgré le bénéfice d’une grâce royale ou encore l’usage de l’arme de fonction contre un collègue.

Par ailleurs, des sources proches du dossier n’ont pas caché leur colère quant au fait que les employés n’ont pas été traités sur le même pied d’égalité dénonçant ce qu’ils ont qualifié de «deux poids, deux mesures».