DGAPR: le détenu du Hirak du Rif Mohammed Haki bénéficie de la prise en charge médicale

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Les appels des activistes des droits de l’Homme à une intervention rapide pour sauver la vie du détenu du Hirak, Mohammed Haki, qui aurait été dans un grave état de santé, ont fait réagir la Direction général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR). Celle-ci affirme qu’il bénéficie de la prise en charge médicale et des soins nécessaire.

Les affirmations des certains militants des droits de l’homme ainsi que des militants de l’association Tafra des familles des détenus du mouvement populaire dans le Rif concernant la détérioration de la santé du détenu à la prison locale de Guersif, Mohammed Haki, n’ont pas laissé indifférente la direction dirigée par Mohamed Salah Tamek.

Dans un communiqué, diffusé ce mardi 04 février, l’administration de la prison locale de Guercif affirme que l’activiste du Hirak rifain «bénéficie, à l’instar des autres détenus, de la prise en charge médicale et des soins nécessaires, que ce soit au service de santé de l’établissement pénitentiaire ou dans les hôpitaux publics».

 

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Dans une mise au point en réaction à ce qu’elle considère comme « allégations véhiculées sur les réseaux sociaux et sur certains sites électroniques concernant les prétendues mauvaises conditions» dans lesquelles vit Mohamed Haki, l’administration de la prison de Guersif précise avoir pris «le 23 janvier 2020, toutes les mesures nécessaires pour son évacuation médicale vers le centre hospitalier d’Oujda, après avoir fixé un rendez-vous au département d’oto-rhino-laryngologie au profit du détenu, qui a aussi été présenté au dentiste».

Tout en considérant que le détenu condamné à 15 ans n’est pas dans de mauvaises conditions qui «nécessitent une intervention médicale d’urgence», l’administration de cet établissement pénitencier accuse Haki de «refuser de porter l’uniforme de prisonnier conformément aux règles juridiques».

Tamek répond à Ahmed Zefzafi

L’administration de l’établissement a, à plusieurs reprises, «exhorté le détenu à renoncer à son attitude, mais celui-ci a insisté pour partir à l’hôpital sans uniforme, ce qui est contraire aux lois en vigueur», détaille la mise au point, notant que le condamné «bénéficie de la prise en charge nécessaire et des soins de santé, à l’instar des autres détenus, que ce soit au service de santé de l’établissement ou dans les hôpitaux publics, et a été soumis à un total de 56 examens médicaux au sein et à l’extérieur de l’établissement».

La mise au point de Tamek n’a pas manqué d’adresser des messages à l’association TAFRA pour la fidélité et la solidarité des familles des détenus du mouvement populaire dans le Rif.

Désignant Tafra par «l’association qui prétend défendre les détenus dans le cadre des événements d’Al Hoceima», la mise au point de lma DGAPR a considéré que les propos avancés par l’association et son président Ahmed Zefzafi concernant l’intention de quatre détenus de la prison locale de Guercif d’entamer une grève de la faim à partir du 3 février 2020, comme des «allégations mensongères».

«Il s’agit d’allégations mensongères, puisque les détenus en question reçoivent leurs repas de façon régulière», peut-on lire sur la mise au point.

Pour la DGAPR ces allégations «prouvent» que ladite association et d’autres parties visent à «inciter ces détenus à commettre des actes de nature à porter atteinte à leur intégrité physique afin de les exploiter dans des agendas sans rapport avec leurs intérêts et les conditions de leur détention».