Détenus du Hirak: la DGAPR en colère contre le CNDH

Le bras de fer continue entre le Conseil national des droits de l’Homme et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a accusé le Conseil national des droits de l’homme (NCHR) de prendre partie pour les détenus de Hirak. C’est en tout cas ce que rapporte Al Massae dans son édition du vendredi 15 novembre.

Lors des visites de plusieurs prisons, où ont été transférés les détenus de la prison de Ras El Ma dans le cadre de «mesures  disciplinaires», la délégation du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a pu constater l’état déplorable des cellules disciplinaires qui ne disposent ni d’éclairage, ni d’aération, a assuré le CNDH dans un communiqué rendu public mercredi.

Le rapport du CNDH démontre également qu’il y’a bel et bien eu altercation entre les agents pénitentiaires et deux détenus. C’est ce qui a le plus interpellé la DGAPR, indique Al Massae. Et d’ajouter que l’instance pénitentiaire déplore le fait que le Conseil national des droits de l’homme et certains médias ne parlent que «d’ecchymoses (bleus ndlr) sur le corps des deux détenus.

 

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Le journal arabophone explique que la Délégation générale estime que le CNDH prend partie pour les détenus, aux dépens des membres du personnel qui ont reçu d’un hôpital public un certificat médical qui reflète l’ampleur des blessures causés par les détenus en question. 

La DGAPR ajoute que le Conseil national des droits de l’homme n’avait mené aucune étude pour déterminer l’étendue des dommages causés à ces fonctionnaires, tout en dénonçant une violation incompréhensible du droit des employés à être pris en compte et protégés.

Selon l’instance pénitentiaire, ce que l’on a décrit comme une «altercation» entre les détenus et le personnel est totalement illogique, comme s’il s’agissait d’un acte ou d’une dispute normale entre deux personnes ordinaires. Pour la DGAPR, c’est une relation entre des agents de la prison et des détenus, qui ne doivent pas s’opposer aux ordres. L’instance a, par ailleurs, renforcé son rapport avec des photos des agents pénitentiaires blessés, qui affirment avoir été battu par les détenus.