Des ONG tunisiennes dénoncent la détention de Omar Radi

Des ONG tunisiennes ont dénoncé vendredi la détention du journaliste et militant des droits humains Omar Radi par les autorités pour avoir critiqué sur Twitter une décision de justice.

 

M. Radi, 33 ans, a été placé jeudi en détention après avoir été entendu par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), selon son avocat Said Benhammani.

Le journaliste est poursuivi pour un tweet publié en avril et fustigeant le verdict d’un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017.

M. Radi avait déjà été entendu une première fois par la police judiciaire en avril et une enquête avait été ouverte.

Il est jugé en vertu de l’article 263 du Code pénal, qui punit d’un mois à un an de prison « l’outrage à magistrat », selon Me Said Benhammani.

Dans un communiqué publié vendredi, cinq ONG tunisiennes ont dénoncé cette détention et appelé à sa libération.

Elles ont notamment condamné « des attaques en hausse contre la liberté d’opinion et d’expression et le nombre croissant des détenus en raison de leurs opinions critiques à l’égard des autorités marocaines », selon les termes du communiqué.

 

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Les ONG tunisiennes ont également dénoncé une instrumentalisation du pouvoir judiciaire au Maroc pour « régler les comptes » avec les critiques et les opposants.

L’arrestation du journaliste Omar Radi a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux au Maroc, et a été dénoncée par l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Un nouveau Code de la presse ne prévoyant plus de peines de prison est entré en vigueur en 2016, mais les journalistes continuent d’être poursuivis selon le Code pénal.

Plusieurs ONG internationales s’inquiètent des condamnations de journalistes en vertu du Code pénal.

Dans son dernier classement annuel sur la liberté de la presse, RSF a classé le Maroc 135e sur 180 pays.