Des militants grecs demandent l’octroi de l’asile aux homosexuels marocains

Les transgenres grecs ont dénoncé vendredi la liste des pays qualifiés de « sûrs » par le gouvernement grec pour y renvoyer les migrants déboutés du droit d’asile.

Dans le cadre du durcissement de la loi sur l’octroi de l’asile en Grèce, les ministères grecs des Affaires étrangères et de la Protection du citoyen ont établi une liste de douze pays dits « sûrs ».

Mais l’association grecque de soutien des transgenres (SYD) exige le « retrait de cette liste » qu’elle qualifie d' »arbitraire » car elle comprend, selon elle, des pays où « l’homosexualité et la transsexualité sont passibles de poursuites ».

Ces pays « ne peuvent pas être qualifiés de +pays sûrs+ pour les personnes qui sont poursuivies ou risquent des poursuites en raison de leur orientation sexuelle », soutient cette association, dans un communiqué.

Les pays dits « sûrs » figurant sur cette liste sont le Ghana, le Sénégal, les Tonga, la Gambie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Albanie, la Géorgie, l’Ukraine, l’Inde et l’Arménie.

Parmi eux, SYD pointe sept pays où homosexuels et transgenres sont passibles de poursuites (Algérie, Gambie, Ghana, Maroc, Sénégal, Tonga, Tunisie).

L’association se dit « fortement inquiète » pour les demandeurs d’asile ressortissants de ces sept pays, estimant qu’ils risqueraient leur vie s’ils étaient renvoyés dans leur pays d’origine.

De nombreuses ONG de défense des réfugiés ont dénoncé la loi sur le durcissement du droit d’asile en Grèce, soutenant qu’elle « compromet la protection internationale » des migrants.

La Grèce est redevenue en 2019 première porte d’entrée des migrants et réfugiés en Europe, un casse-tête pour le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, en raison notamment d’un déficit d’infrastructures pour les accueillir.