Depuis Marrakech, Israël s’attaque à l’Iran et cherche des alliés

2659
Dana Benvenisti-Gabay, chef du département de la sécurité régionale et de la lutte contre le terrorisme du ministère israélien des Affaires étrangères./DR

Une délégation israélienne a pris part aux côtés de 55 autres délégations à une conférence tenue à Marrakech. L’occasion pour l’Etat hébreux de chercher des alliés contre l’Iran.

Les 4 et 5 mars courants, la ville de Marrakech a accueilli le groupe de travail du processus de Varsovie. Au total, 55 délégations de pays, en plus de diverses organisations internationales, ont répondu présentes à ce sommet convoqué par les États-Unis, la Pologne, le Maroc et le Kenya.

Israël fait partie des groupes de travail du processus de Varsovie et c’est par la voix de Dana Benvenisti-Gabay, chef du département de la sécurité régionale et de la lutte contre le terrorisme du ministère des Affaires étrangères israélien, que le pays a répondu présent à cette invitation.

 

Lire aussi: Avion abattu en Iran: Rohani appelle à un changement radical en politique

 

Durant ce sommet, «les participants ont partagé leurs perspectives régionales sur la lutte contre Al-Qaida» et les menaces «persistantes» que le groupe terroriste fait peser sur l’Afrique, note le département d’Etat américain. Par ailleurs, «un certain nombre de délégations ont également noté les activités déstabilisatrices de l’Iran et de ses mandataires, en particulier le Hezbollah», souligne le rapport.

« Moins de soupçons »

De retour au bercail, la cheffe du département de la sécurité régionale a salué dans une interview accordée à The Times of Israel «l’effort commun mené par Israël et les pays du Golfe pour souligner les menaces émanant du Hezbollah».

Évoquant la force de frappe du Hezbollah, Dana Benvenisti-Gabay a insisté sur la nécessité de «créer un filet international, un filet de sécurité, contre les activités incessantes de l’Iran visant à (nous) déstabiliser».

Cherchant des alliances avec des pays arabes, Israël espère une normalisation des relations diplomatiques avec le Maroc. Une volonté exprimée à plusieurs reprises, mais dont l’aboutissement reste incertain.

 

Lire aussi: Maroc: vers une normalisation des relations diplomatiques avec Israël?

 

Signe de réchauffement, Dana Benvenisti-Gabay a souligné que cette conférence «a été une occasion de rencontrer des délégations de pays que nous ne rencontrons généralement pas». Avant d’affirmer que «(je) peux certainement dire que je sentais qu’il y avait beaucoup moins de soupçons contre nous [de la part des États arabes] et une volonté croissante de participer aux réunions où les Israéliens étaient présents. Ils voient vraiment Israël comme un partenaire de discussion très pertinent pour ces sujets».