Délogement de douar «Louassti»: la préfecture d'Ain Sebaâ réagit

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La préfecture d’Ain Sebaâ a expliqué que le délogement des habitants du douar «Louassti» s’est effectué dans le cadre d’un dialogue avec toutes les parties concernées.
L’opération de délogement des habitants du douar «Louassti» (bidonville), relevant de la préfecture d’arrondissements Ain Sebaâ-Hay Mohammadi, s’est effectuée dans le cadre d’une «approche basée sur le dialogue constructif et positif avec toutes les parties concernées», tiennent à préciser les autorités locales de Casablanca.
L’opération de délogement a fait l’objet d’une série de rencontres et de réunions entamées en janvier 2018, au niveau de la commission préfectorale composée des autorités locales, des services extérieurs concernés, des élus et des représentants des habitants, dans le cadre d’une approche basée sur le dialogue constructif et positif avec toutes les parties concernées, indique jeudi la préfecture d’arrondissements Ain Sebaâ-Hay Mohammadi dans une mise au point.
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Dans cette mise au point, la préfecture d’arrondissements Ain Sebaâ-Hay Mohammadi rejette les fausses déclarations et les informations erronées contenues dans des séquences vidéo relayées par certains médias au sujet de cette opération. Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de recasement des bidonvilles, il a été procédé au délogement des habitants du douar « Louassti », soit au total 976 familles (752 baraques) qui ont bénéficié en contrepartie de lots de terrain dans le cadre du projet «Riad» réalisé par la société de développement local «Idmaj-Sakan», précise la même source.
Il a été convenu de lancer l’opération de délogement au cours de l’été 2018 à la fin de l’année scolaire, en tenant compte de la scolarité des enfants des habitants du douar, souligne la même source, ajoutant que sur demande des habitants, l’opération de délogement a été reportée à deux reprises et les consultations menées ensuite à ce sujet ont abouti, dans le cadre de la commission préfectorale concernée, à la fixation de fin août 2018 comme dernier délai pour le délogement et la commission de dialogue composée des représentants des habitants a été chargée de notifier cette décision à l’ensemble des habitants du douar.
Sur cette base, il a été procédé, le 22 septembre 2018 au délogement des habitants du douar et à la démolition de toutes les constructions anarchiques, indique-t-on, faisant savoir que sept familles du douar ont refusé de quitter les lieux et se sont désengagés de tous les accords conclus tout en revendiquant des avantages supplémentaires. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre les bidonvilles au niveau de la wilaya de Casablanca, visant à éradiquer complètement les foyers anarchiques.