Déconfinement: Oujda retrouve une vie (quasi) normale

3242

La fameuse sirène déclenchée chaque jour à 18h00 depuis le siège de la municipalité d’Oujda, pour rappeler l’heure fixée pour la fermeture des commerces autorisés à ouvrir sous l’état d’urgence sanitaire, n’a pas retentit jeudi, synonyme d’une page qui se tourne pour cette ville classée, comme l’ensemble de la région de l’Oriental, en Zone 1 dans le cadre des mesures d’assouplissement du confinement sanitaire.

En effet, de nombreuses restrictions, imposées par l’exigence de lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus, ont été levées, permettant aux habitants de la ville de retrouver une vie normale…ou presque, puisqu’il faut encore veiller à respecter les mesures préventives, comme le port du masque de protection, et se passer, pour le moment, du plaisir de consommer sur place dans les cafés et restaurants.

Néanmoins, les oujdis sont désormais libres de leurs mouvements et peuvent circuler sans avoir à se munir d’une autorisation spéciale. Ils peuvent aussi se rendre dans les marchés de la ville, autorisés à ouvrir après presque trois mois d’inactivité, ou dans les jardins publics pour s’aérer et pratiquer le sport.

Et on n’attendait que ça ! Après des semaines d’un confinement nécessaire mais difficile à vivre, les habitants ont profité de cet allègement pour repeupler les espaces verts, les places et les artères de la ville.

 

 

Lire aussi: Tout savoir sur l’assouplissement du confinement prévu par le gouvernement

 

Dès jeudi matin, l’on dénotait une augmentation palpable de la circulation dans les rues. En voiture, sur deux roues ou à pied, les gens profitaient de cette première phase de déconfinement pour renouer avec leurs habitudes, vaquer à leurs occupations et sortir leurs enfants, qui sont tout heureux de pouvoir se balader avec leurs parents ou jouer dans les parcs.

Les jeunes ont aussi profité de l’occasion pour se retrouver entre amis, après une longue période où les liens sociaux ont été entretenus «à distance», via les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée.

Des retrouvailles, certes, mais en prenant les précautions qui s’imposent. En effet, les mesures barrières, comme le port des bavettes, ou encore les règles de distanciation sociale, restent de mise. Mais cela n’est pas de nature à gâcher le bonheur des habitants qui voient le classement de leur région en Zone 1 comme une récompense des efforts qu’ils ont consentis pour respecter l’état d’urgence sanitaire et le confinement.

Parmi les secteurs qui ont constaté une nette amélioration de l’activité après l’entrée en vigueur des mesures d’allègement du confinement sanitaire, les taxis. Mustapha, gestionnaire de taxis, a affirmé à la MAP que le secteur reprend progressivement des couleurs après des semaines de baisse d’activité.

Cette reprise ne se fait pas au détriment des mesures de prévention, loin s’en faut, puisque les opérations de désinfection des véhicules sont menées régulièrement et que les chauffeurs veillent au respect par les clients des mesures préventives comme le port des masques de protection. En plus, des parois en plastique ont été installées dans les taxis pour réduire le risque de contamination entre clients et chauffeurs.

 

 

Lire aussi: Quelle différence entre confinement et état d’urgence sanitaire au Maroc ?

 

Les régions du Royaume ont été classées en deux zones en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique : Une première zone où la situation est maîtrisée presque totalement (59 préfectures et provinces) et une deuxième zone où la situation est partiellement contrôlée (16 provinces et préfectures).

Ces critères ont été pris en considération dans le déconfinement progressif d’une manière différenciée entre les deux zones. 80 pc des préfectures et provinces forment la zone d’assouplissement no 1, soit 95 pc du territoire national et 61 pc de la population du Maroc.

Parmi les mesures décidés pour l’assouplissement des restrictions dans la Zone 1, figurent la reprise du transport public urbain avec un exploitation ne dépassant pas 50% de la capacité d’accueil, la liberté de déplacement à l’intérieur du périmètre territorial du lieu de résidence sans l’obligation de disposer d’une autorisation (en se contentant de présenter la Carte nationale d’identité électronique) et la réouverture des salons de coiffure et des instituts de beauté avec une exploitation ne dépassant pas 50% de la capacité d’accueil, ainsi que des espaces publics en plein air (promenades, jardins, lieux publics…etc).