Scandale de vente de masters: le numéro 2 de Transparency Maroc impliqué?

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L’association Transparency Maroc vient de publier un communiqué dans lequel elle annonce la suspension provisoire de son secrétaire général adjoint, Abdallah Harsi, suite à son implication présumée dans le scandale de vente des masters.
L’association de lutte contre la corruption a suspendu provisoirement son secrétaire général adjoint, Abdallah Harsi, accusé de «corruption» dans l’affaire des masters vendus à l’université Mohammed Ben Abdellah de Fès. «Le bureau exécutif de transparency Maroc a décidé de suspendre provisoirement, avec son accord, les activités au sein de l’association du professeur qui dirige ce master et qui est le SG adjoint de l’association, jusqu’à l’aboutissement de l’enquête administrative», peut-on lire dans un communiqué de Transparency.

De peur que ce communiqué ne soit interprété comme une «volt-face» de l’association contre son SG adjoint, Transparency  précise que «cette décision permettra d’une part au concerné d’être libre de ses actions pour tirer cette affaire au clair en évitant tout interférence avec sa position au sein de l’association» nuance le communiqué. Joint par H24info, le secrétaire général de l’association, Ahmed Bernoussi, a expliqué que ce communiqué a été publié pour préserver l’association et pour qu’elle ne soit pas taxée de corporatisme et enfin, pour permettre à l’accusé de se défendre.
 
«Nous avons une confiance totale dans le professeur Abdallah Harsi et dans son intégrité morale et éthique. Nous faisons confiance à tous nos membres et on connaît l’esprit qui les anime, celui de la lutte contre la corruption», nous déclare le chef de l’ONG, qui nous explique qu’une réunion a été tenue en présence du secrétaire général adjoint pour statuer sur la question. «Durant la réunion, Abdallah Harsi nous a raconté les petits détails sur ce master, ce qui nous poussent à croire son innoncence. Je pense qu’il va porter plainte pour diffamation et défendre son honneur», assure Ahmed Bernoussi pour qui la présomption d’innocence est sacrée.
Quant à la position de l’association dans l’affaire des masters vendus et les inscriptions contre chèques, Bernoussi nous explique que l’association a critiqué cela depuis 1999. «Nous avons établi plusieurs rapport sur l’enseignement au Maroc et sur la manière avec laquelle il fonctionne? Nous avons aussi critiqué la corruption qui y règne et ce à tous les niveaux: primaire, secondaire et supérieur», détaille le SG de Transparency. Des rapports qui ont été établis et réalisés grâce au savoir-faire et l’engagement d’Abdallah Harsi, soutient Bernoussi, pour qui c’est à la faculté de Fès de réagir sur le sujet, non l’association.