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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Moncef Slaoui a été nommé vendredi par le président américain Donald Trump directeur scientifique de l’opération « Warp speed » dans le but de produire un vaccin contre le coronavirus. Qui est donc ce chercheur, pur produit de l’école marocaine, qui promet au monde la production de centaines de millions de doses d’un vaccin anti-coronavirus avant 2021? 

     

    Une enfance marocaine

    Moncef Slaoui voit le jour à Agadir en 1959. Il passera une partie de son enfance dans la capitale du Souss avant de déménager avec sa famille à Casablanca. Dans la capitale économique du royaume, il obtient un baccalauréat scientifique au Lycée Mohammed V avant de décider de quitter son pays pour poursuivre ses études à l’étranger.

    Un drame familial

    Etant jeune, il perd sa soeur décédée de la maladie de la coqueluche, une maladie respiratoire due à l’inhalation d’une bactérie. C’est ce drame familial qui le poussera à suivre des études en immunologie.

    Une jeunesse très à gauche

    Dans sa jeunesse, Moncef Slaoui milite dans les rangs de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), alors très marquée à gauche. Il a même été un fervent sympathisant d’Ila Al Amam, mouvement Marxiste-léniniste qui s’était farouchement opposé à Hassan II lors des années 1970. « J’ai beaucoup milité. J’avais l’ambition d’aider à ce qu’il y ait plus de justice dans le système. Bien-sûr, à cet âge on est aussi idéaliste. Fondamentalement, mes valeurs n’ont pas changé », avouera Moncef Slaoui à la chaîne 2M dans un reportage qui lui a été consacré.

    Bardé de diplômes

    Après avoir obtenu son baccalauréat au Lycée Mohammed V de Casablanca, il s’envole d’abord pour la France pour étudier la médecine, mais il est alors recalé pour ne pas avoir respecté la date limite d’inscription. Il pose ensuite ses valises en Belgique où il obtient, quelques années plus tard, un doctorat en microbiologie moléculaire et immunologie à l’Université libre de Bruxelles. Il traverse par la suite l’océan atlantique pour suivre un cursus de troisième cycle à la Harvard medical school et à la Tufts university school of medicine.

    Moncef Slaoui lors de sa nomination par Donald Trump entant que conseiller en chef de l’opération Warp Speed. Crédit: DR.

    Ignoré par son pays

    Après avoir obtenu son doctorat en immunologie, il rentre au Maroc et souhaite donner volontairement une conférence dans une université marocaine. Un responsable de la faculté de médecine de Rabat salue l’idée et fixe une date à la conférence. Mais 24 heures plus tard, sa conférence est annulée, sans aucune justification, raconte Kamal El Messaoudi, un de ses anciens compagnons d’étude. Moncef Slaoui frappe une nouvelle fois à la porte de la faculté de médecine de Casablanca. Celle-ci ne lui répondra même pas.

    Une production académique pléthorique

    Après avoir terminé ses études, Moncef Slaoui enseigne un temps l’immunologie à l’Université de Mons en Belgique. Outre son activité d’enseignant, Moncef Slaoui se montre extrêmement productif en matière de production académique puisqu’il a à son actif pas moins de 100 articles publiés dans diverses revues scientifiques. En 2013, il rédige un éditorial dans le Huffington Post USA intitulé « Il est temps de stimuler davantage l’innovation médicale » dans lequel il préconise l’amélioration de l’efficacité de l’industrie pharmaceutique à travers trois recommandations.

    Une carrière professionnelle dans le privé

    En 1988, Moncef Slaoui intègre le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK). En 2006, il en devient le directeur de la recherche et du développement, en succédant au Japonais Tachi Yamada. De 2017 à 2017, il devient chef de division chez GSK, qu’il quittera ensuite pour Moderna Inc. Une entreprise dans laquelle il pilote le comité de recherche et de développement.

    Un AS des vaccins

    S’il est un domaine dans lequel Moncef Slaoui est mondialement reconnu, c’est bien celui du développement de vaccins. Chez GSK, Slaoui a supervisé le développement de nombreux vaccins, dont Cervarix qui prévient le cancer du col de l’utérus, Rotarix qui prévient la gastro-entérite chez les enfants ainsi qu’un vaccin contre Ebola. Il a également réussi à produire un vavvin contre le paludisme, Mosquirix, qui a été approuvé par l’Agence européenne des médicaments en 2015 et présenté comme le premier au monde. Avant d’être nommé par Trump pour élaborer un vaccin contre le coronavirus, Slaoui avait commencé à mener, avec Moderna Inc, des essais cliniques sur un vaccin anti-covid-19. Moncef Slaouit est « un immunologiste de renommée mondiale qui a aidé à créer quatorze nouveaux vaccins », dira de lui Donald Trump lors de sa présentation au public.

     

     

     

     

     

     

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