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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Après un an et demi de pandémie, les tests PCR ne sont toujours pas remboursés au Maroc, au grand damn des acteurs médicaux et des citoyens. 

    Un an et demi de pandémie et toujours aucun système de remboursement des tests covid-19 proposés aux citoyens. « C’est une situation inacceptable », s’insurge Dr. Tayeb Hamdi, président du syndicat national de médecine générale (SNMG). Avec des tarifs en vigueur toujours situés entre 600 et 800 DH dans les laboratoires privés, les tests PCR représentent un acte impossible à financer pour la plupart des foyers.

    Il y a environ un an, une commission composée du ministère de la Santé, la CNSS, la CNOPS et l’ANAM, avait été créée dans le but de réfléchir ensemble à un système de remboursement des frais liés au covid-19. Depuis, aucune nouvelle concernant le remboursement des tests PCR, pourtant fondamentaux dans la stratégie de dépistage du pays, première arme pour lutter contre la propagation du virus.

    Dr. Hamdi, qui plaidait à l’époque pour un système de tiers-payant, nous informe que cette méthode n’a pas été validée par la CNOPS. Pour le remboursement de manière générale, aucune solution n’est proposée depuis un an et demi.

    « Quelle que soit la cause de ce blocage, cette situation problématique affaiblit la stratégie nationale de lutte contre le covid qui est de tester-isoler-tracer. Or, si l’acte majeur qu’est la PCR n’est pas remboursable chez les assurés, on fait plus de pression soit sur les revenus des familles qui n’ont pas les moyens, soit sur le système public où les moyens sont également limités », poursuit le chercheur en systèmes et politiques de santé.

    « L’absence de remboursement paralyse le dépistage »

    « Normalement, il devrait y avoir une prise en charge de la PCR pour encourager et aider à dépister le maximum de personnes. L’absence de remboursement paralyse le dépistage », abonde l’expert qui souligne que les caisses « ont pu faire des économies pendant les trois mois de confinement car la population n’était pas médicalisée ». « Jusqu’à présent, beaucoup de personnes renoncent aux soins à cause du covid ».

    A cette occasion, l’expert rappelle quelques chiffres sur la prise en charge des ménages par les caisses d’assurance maladie. Les soins de santé sont financés à 63% par les ménages marocains en prise en charge directe et cotisations, la prise en charge directe représentant à elle seule 54%.

    « Les familles assurées qui payent leurs cotisations, ainsi que les PCR de leur poche, s’appauvrissent, et malgré leur assurance, ça les pousse à renoncer aux tests, aggravant ainsi l’épidémie », s’indigne Dr. Hamdi.

     

    Lire aussi : Tests PCR: pénurie de certains réactifs dans les laboratoires

     

    En attendant, une commission interministérielle des prix, relevant du département de Benchaâboun, vient de décider d’une baisse des prix des tests PCR, en accord avec les biologistes, ont révélé plusieurs médias. Réunie vendredi 3 septembre en présence de ces derniers, la commission a fixé au prix de 400 DH le test PCR classique, 600 DH le test PCR rapide, 200 DH le test antigénique et 120 DH le test sérologique.

    Une annonce qui reste conditionnée à des réunions prévues la semaine prochaine entre les différents acteurs, et qui devrait alors être officiellement confirmée par le ministère des Finances.

    « On collabore en tant que biologistes pour que les citoyens puissent accéder aux tests dans les meilleures conditions. Il y a des efforts à faire de la part de l’Etat et des fournisseurs pour faire baisser les réactifs notamment qui contribuent à la cherté des prix », commente une source autorisée auprès des biologistes.

    Et par rapport au remboursement, « l’ANAM travaille dans ce sens avec les caisses et c’est en bonne voie, ça devrait être réglé prochainement », explique notre source.

    De son côté, le DG de l’ANAM, Dr. Khalid Lahlou, nous confie que « le processus de négociation de tarifs réglementés avec les biologistes n’est pas encore terminé » et que « des données concrètes seront partagées normalement en début de semaine prochaine ».

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