Covid-19: la presse subit de plein fouet la crise, Ferdaous appelé à la rescousse

Le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous. /DR

La pandémie du nouveau coronavirus n’a épargné aucun secteur, encore moins celui des médias. Le fraîchement nommé ministre de la Culture de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous (UC) devra présenter une stratégie pour redresser un secteur convulsif et agonisant.

Les cris d’alarme se multiplient pour le secteur des médias. Si certaines chaînes nationales étaient déjà en crise, la presse papier a reçu un sérieux coup de massue suite à la suspension des impressions. Amputés de la publicité, les sites électroniques n’échappent pas non plus à la crise.

Si toutes les rédactions subissent de plein fouet cette crise, certains groupes de médias, tels que ceux affiliés à l’USFP (Libération, Al Ittihad Al Ichtiraki) ont décidé de maintenir les salaires de tous leurs employés, au moment où d’autres patrons de médias ont décidé de « dégraisser ». C’est le cas du groupe Horizon Press, qui a imposé une amputation de 50% des salaires de ses employés.

Des mesures radicales qui ont suscité un tollé et ont été jugées «inadmissibles» et relevant de la «mesquinerie», par la vice-présidente de l’Association Marocaine du marketing et de la communication (AMMC), Hanaa Foulani, entre autres.

Autant de raisons pour saisir le nouveau ministre de la Culture de la Jeunesse et des sports, Othman El Ferdaous. Ce dernier a été interpelé, vendredi 17 mars, par la députée socialiste, Hanane Rihab. Cette dernière a demandé au ministre de détailler les mesures qu’il «a l’intention de prendre pour sauver ces institutions médiatiques de la presse écrite, papier et numérique et des radios privées de l’effondrement économique pour éviter une crise sociale dans notre pays résultant des mesures qui ont touché des centaines de travailleurs dans ce secteur».

Si aucune stratégie globale de sauvetage de la presse n’a pour le moment été envisagée par le gouvernement, le jeune ministre a annoncé le déblocage de «la situation administrative d’un reliquat de 2,77 millions de dirhams en faveur de 5 supports: Akhbar Alyaoum, Al Masdar, Al Mountakhab, Alyaoum24 et Zamane», et ce pour apurer les dossiers de «2019 en suspens et qui connaissaient des retards depuis 4 mois». Une mesure qui en appellera d’autres?