Covid-19: cinq choses à savoir sur la vaccination

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En recevant la première dose du vaccin contre le covid-19, hier, jeudi 28 janvier, le roi Mohammed VI a donné le coup d’envoi à la campagne de vaccination nationale et massive. Inscription, choix du vaccin, différences, populations cibles… H24Info répond à cinq questions sur la vaccination. 

1. Inscription: que faire quand le 1717 ne marche pas?

Pour connaître votre rendez-vous de vaccination, envoyez votre numéro de CNIE ou de carte de séjour par sms au numéro gratuit 1717. La date et le lieu de vaccination vous seront retournés par sms. Si le 1717 ne marche pas, réessayez la procédure plusieurs fois. En effet, le service gratuit 1717, disponible 24h/24 et 7j/7, peut être saturé de temps à autre par les appels. Il faut bien vérifier qu’il s’agit du bon numéro de CIN ou carte de résidence. A la suite de remontées d’informations, certaines personnes envoient la phrase suivante «CIN :…….» alors qu’il faut écrire directement le numéro. Autrement, vous pouvez consulter votre rendez-vous et votre centre de vaccination directement sur le portail web gratuit www.liqahcorona.ma en cliquant sur la rubrique «je consulte mon rendez-vous et mon centre de vaccination». Enfin, le numéro vert 0800 000 147 est mis à disposition du public du lundi au samedi de 08H à 18H afin de répondre à toutes les questions de la population.

2. A-t-on le choix entre Sinopharm et Astrazeneca ?

Non, il n’est pas possible de choisir entre le vaccin de Sinopharm ou celui d’AstraZeneca. La personne se fait vacciner selon le vaccin distribué dans le centre de vaccination dont elle dépend géographiquement. La répartition géographique des vaccins ne dépend que de critères logistiques établis par le ministère de la Santé. Sur le plan des recommandations médicales, il n y a pas d’indications particulières pour l’un ou pour l’autre.

3. Quelles différences entre ces deux vaccins ?

Le vaccin du laboratoire Sinopharm est un vaccin inactivé développé par une méthode appliquée depuis une cinquantaine d’années. Cette méthode est utilisée pour le développement des vaccins contre la grippe, la rage, la poliomyélite et la coqueluche… De son côté, le vaccin du laboratoire AstraZeneca est un vaccin à vecteur viral dont le virus est dépourvu de gène de reproduction qui ne présente pas de risque infectieux pour l’organisme mais ayant le pouvoir de déclencher une réponse immunitaire. Le vaccin contre L’Ébola en fait partie. Deux doses doivent être injectés à la personne, espacées de 21 jours pour Sinopharm et 28 jours pour AstraZeneca. Sinopharm a annoncé un taux d’efficacité de 79,34% pour son vaccin. La revue scientifique The Lancet confirme que le vaccin d’AstraZeneca est efficace à 70% en moyenne, conformément à ce qu’avait annoncé le laboratoire.

4. Que faire en cas d’effets secondaires ?

Yakadaliqah est la plateforme de télésuivi médical qui permet de déclarer les événements indésirables à la suite de la vaccination. Elle ne s’activera qu’après le passage au centre de vaccination de la personne à vacciner, et son accord pour le télésuivi. Si la personne vaccinée constate des effets secondaires, elle doit se connecter sur la plateforme, cliquer sur «Auto-évaluation» puis sur «Évènements indésirables après vaccination» pour répondre à un questionnaire. Un médecin reçoit alors les évènements indésirables déclarés et les demandes d’avis médical. Une réponse sera adressée par le biais de la messagerie de l’application. Pour se connecter à la plateforme Yakadaliqah, deux possibilités:

  • par l’application Jawaz-asseha disponible gratuitement sur Google Play et App Store;
  • sur le portail Liqah corona, rubrique «Je déclare un événement indésirable suite à ma vaccination» puis je clique sur le lien en bas de page.

Jawaz-Asseha est une application gratuite disponible sur Google Play et App Store. C’est un carnet de santé numérique interfacé à la plateforme de télésuivi Yakadaliqah qui simplifie l’accès au télésuivi de la personne vaccinée contre le coronavirus.

 

5. Après les fonctionnaires et les plus de 75 ans, à qui le tour ?

Etalée sur 12 semaines, la campagne de vaccination doit se dérouler en quatre phases. Selon le communiqué du ministère de la Santé du 22 janvier dernier, les injections de la première phase sont réservées en priorité aux professionnels de la santé de plus de 40 ans, aux autorités publiques, aux militaires, aux enseignants de plus de 45 ans, mais aussi aux plus de 75 ans, dans les zones marquées par d’importants taux de contamination. Cette première phase doit normalement durer environ deux semaines. Selon le programme établi par le ministère de la Santé qui mise sur une campagne « progressive », les phases suivantes concerneront l’élargissement du vaccin au reste de la population, à savoir les personnes âgées de 18 à 44 ans.

Crédits: Ministère de la Santé