Coronavirus: vers une enquête sur la flambée des prix des masques de protection

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Depuis quelques semaines maintenant, les masques chirurgicaux sont en rupture de stock. L’ouverture d’une enquête a été demandée auprès du ministère public. 

Le président du ministère public a été saisi par le Conseil régional sud des pharmaciens afin qu’il enquête sur la rupture des stocks de masques chirurgicaux, des gels hydro-alcooliques et la flambée des prix sur le marché, rapporte ce lundi le quotidien l’Economiste.

Dans ce sens, les professionnels évoquent les articles 62 et 66 de la loi 104-12 sur la liberté des prix et la concurrence, note le quotidien. Ces deux lois font référence au stockage clandestin de marchandises ou de produits, mais aussi à leur détention, leur transport et leur vente.

 

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Certains pharmaciens expliquaient à H24 Info que «sur le marché noir, les prix flambent jusqu’à quintupler. Une boîte de 50 masques que j’achète habituellement à 180 DH est passée à plus de 600 DH auprès de certains fournisseurs. A l’achat, un masque revient habituellement à 1,80 DH, il est passé à 15 DH».

Un stock de 12 millions de masques

La problématique a également été abordée au parlement ce vendredi 6 mars. Après la présentation de plusieurs mesures qui devraient être prises, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb a rappelé que «le Maroc dispose de trois usines de production de masques chirurgicaux dont l’une relève de la Protection civile et une autre à Berrechid», note l’Economiste.

 

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Le ministre a également fait savoir que le Maroc dispose d’un stock de 12 millions de masques et que d’autres commandes ont déjà été lancées. De plus, le ministre a rappelé que «les personnes qui ne sont pas malades ne doivent pas porter», ces masques. Une affirmation rejoignant celle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui soulignait que «le masque chirurgical ne protège pas du coronavirus».

Face à cette demande sans précédent et la flambée des prix, certains ont tenté de saisir cette occasion. D’ailleurs plusieurs tentatives d’exportation illégale de ces masques ont été déjouées au Maroc.