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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Alors qu’il vit son confinement au Maroc, le prince Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI, observe les évolutions dues à la crise sanitaire du covid-19 dans le royaume. Dans un tribune publiée chez le média belge Le Soir, il commente les différentes mesures prises ainsi que les enjeux à venir pour le Maroc.

     Sous état d’urgence sanitaire et confinement obligatoire depuis le 20 mars dernier, le Maroc et sa gestion de la crise sanitaire du covid-19 sont cités partout dans le monde comme une «référence». Le prince Moulay Hicham, auteur d’une tribune publié dans Le Soir, il affirme qu’il «observe de plus près les effets de la pandémie sur (son) pays natal comme un Marocain fier de son pays, mais aussi en tant que politologue, qui scrute les réactions de l’État – et tente d’analyser quelles nouvelles dynamiques sociales peuvent émerger de cette crise».

    Et si le fils du défunt prince Moulay Abdellah salue la réactivité des autorités, il indique que celle-ci cache «une réalité troublante». Selon lui, si l’État est intervenu rapidement pour contenir la pandémie, c’est parce qu’il «ne pouvait pas se permettre de faire autrement, en particulier à cause du retard enregistré dans des secteurs clés comme l’éducation et l’emploi, conséquence directe du modèle économique néolibéral débridé adopté par les planificateurs nationaux pendant deux décennies, au détriment du développement social».

    Ainsi, celui qui a été depuis longtemps surnommé le «prince rouge», en référence aux tensions qu’il entretenait avec le reste de la cour royale, explique que «nous avons maintenant une possibilité pour pallier cet échec (ndlr : des politiques sociales), suivant le proverbe chinois qui soutient que chaque crise s’accompagne d’opportunités», et plaide pour une révision en profondeur des politiques publiques.

    «Les ruptures majeures qui permettent une telle introspection sont rares au Maroc. Une première rupture est arrivée après le décès de mon oncle, le roi Hassan II, en 1999. Une seconde rupture est intervenue avec le Printemps arabe en 2011. Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle rupture, qui peut permettre à l’ensemble de la société marocaine, unie par un traumatisme et des frustrations communes, de prendre du recul», affirme-t-il sur les colonnes de nos confrères belges.

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