Le controversé cheikh Fizazi aurait pris une mineure pour 5e épouse

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Le prédicateur repenti officiant à Tanger défraye la chronique depuis quelques jours. En cause, le partage sur les réseaux sociaux d’un contrat de mariage dit coutumier (engagement sans passage réglementaire chez l’adoul) entre le cheikh et une femme enceinte de deux mois prénommée Sanae. 

Légalisé officiellement par les autorités locales, le document date du 1er juin 2018 et présente les signatures conjointes du Cheikh Fizazi et Sanae, une jeune femme a priori mineure originaire de Ksar El Kébir.

Selon le site bladi.net, une publication sur Facebook indique que « le document prouve que Fizazi a provoqué la grossesse d’une fille mineure à Ksar El Kébir et qu’il a été contraint de signer cet engagement ». La justice avait donné une suite défavorable à la plainte qu’il avait déposée contre ses trois premières femmes qui lui refusaient leurs accords de prendre une quatrième épouse, comme le nécessite la loi. Le média explique que le cheikh a utilisé ce type de contrat comme « subterfuge » pour effectuer quand même un quatrième, puis cinquième mariage.

De plus, les internautes ont été particulièrement surpris de lire cette clause du contrat « fizazien » stipulant que le mariage présentement ne peut être officialisé par des adouls, au regard des « difficultés des procédures qu’exige un contrat de mariage en bonne et due forme », ce qui est contraire à la Moudawana.

A propos de cette histoire, le cheikh Fizazi nie en bloc, « ce papier ne m’appartient pas », a-t-il déclaré auprès de nos confrères du Site info se disant « victime d’une campagne de diffamation par les ennemis de la patrie », et précisant que ces derniers lancent « ce genre de rumeurs le concernant pour se venger de lui et salir son image ».

 

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Il ajoute que certaines personnes ont créé de faux comptes à son nom sur les réseaux sociaux pour partager ce contrat-engagement. Le cheikh a également nié avoir annoncé poursuivre en justice certains médias ayant diffusé le document.

Selon bladi.net, Mohamed Fizazi serait revenu sur son déni de mariage, « confondu » par la véracité des signatures sur le contrat.

Pour rappel, Cheikh Mohamed Fizazi avait été condamné à trente ans de prison dans le cadre des attentats de Casablanca en 2003, avant d’être gracié par le roi Mohammed VI en 2011.