Confirmation en appel de la peine de prison contre «Moul Kaskita»

La Cour d’appel de Settat a confirmé, mardi 18 février, la peine de 4 ans de prison ferme prononcée en premier ressort contre le vidéaste «Moul Kaskita». Les excuses présentées une seconde fois par le youtubeur au roi et au peuple marocain n’ont pas été à même de pousser la cour à changer d’avis.

La Cour d’appel de Settat a confirmé le jugement prononcé en première instance contre le Youtubeur, Mohammed Sekkaki, alias «Moul Kaskita». Il a été poursuivi en vertu de l’article 179 qui stipule qu’il «est puni d’un  emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200 à 1 000 dirhams toute offense commise envers la personne du roi ou de l’héritier du trône».

Le youtubeur a été arrêté suite à la publication, le 29 novembre 2019, d’une vidéo comprenant, du point du vue du parquet, «des injures à l’encontre des citoyens marocains et des propos touchant à leur dignité et à leurs institutions constitutionnelles».

 

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Considérant le jugement en première instance comme «très sévère», l’avocat Mohammed Ziane espérait dans une déclaration à H24info «une annulation en appel».

A rappeler que l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a déploré ce qu’elle a qualifié d’ «arrestation arbitraire» de l’administrateur de la chaîne YouTube Moul Lkaskita.

L’ancienne présidente de l’AMDH, Khadija Riyyadi, a considéré dans une déclaration à H24info que «les autorités ont franchi un nouveau cap dans la restriction de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux».

«Les dires de M. Sekkaki entrent dans le cadre de la liberté d’expression. Il a critiqué la situation du pays, les citoyens et aussi le chef de l’Etat, mais cela reste une critique», a-t-elle soutenu.

«Certes, ses critiques sont acerbes, mais il ne fait juste qu’exprimer ses opinions quant à la situation du pays et quant aux problèmes qu’il vit et que vivent les gens», a-t-elle poursuivi.