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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    En 2015, le PJD avait réussi un véritable raz-de-marée au sein des conseils communaux en raflant la majorité des mairies des grandes villes du royaume. Six ans après, les cartes seront redistribuées et chaque parti compte bien s’imposer localement pour espérer diriger certaines des grandes villes du pays. Voici les principaux candidats des partis aux communales de 2021 dans cinq grandes villes du royaume. 

    Casablanca

    Le maire sortant de la capitale économique du Maroc, Abdelaziz El Omari, ne se portera pas candidat aux communales de 2021. Mais le parti de la lampe compte bien diriger le conseil communal de Casablanca pour six années supplémentaires. Pour ce faire, les islamistes comptent sur le vice-président du Conseil communal et président de la commune de Maârif, Abdessamad Hicker, pour briguer la mairie. A moins que le parti d’El Othmani ne décide de proposer Najib Ammour, qui occupe actuellement le poste de président du conseil préfectoral de Casablanca.

    Face aux lampistes, le PAM d’Abdellatif Ouahbi pourra compter sur un vieux briscard de la politique à Casablanca, à savoir Mohammed Brija, qui briguera la mairie de la ville blanche à partir de son arrondissement de Sidi Moumen. Autre candidat probable du PAM à la mairie de Casablanca: le vice-président de la Chambre des représentants Mohamed Benjelloun Touimi qui se présentera à l’arrondissement d’El Fida.

    Côté RNI, on avance la candidature de Abderrahim Ouattass. L’expérience de ce dernier dans la gestion de l’arrondissement de Sidi Bernoussi pourrait faire de lui un candidat sérieux pour la gestion de la capitale économique.

     

    Tanger

    Comme la majorité des grandes villes, Tanger a également été gouvernée par le PJD ces six dernières années. Aux communales de 2015, le parti de la lampe avait raflé 49 des 85 sièges du Conseil communal de la ville du détroit. Le maire sortant, Mohammed Bachir Abdellaoui, briguera selon toute vraisemblance un deuxième mandat à la tête de la ville.

    Face à lui, le RNI a déjà annoncé son candidat pour la mairie de la ville. Il s’agit du directeur régional du ministère de la Jeunesse et des sport de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima Abdelouahed Azibo El Mekrai.

    Le PAM pourra lui compter sur l’homme d’affaires Adil Dfouf, qui conduira la liste du parti du tracteur à l’arrondissement Medina.

     

    Marrakech

    Les habitants de la capitale touristique du royaume vont-ils encore une fois accorder leur confiance aux islamistes. Le maire sortant de la ville, Akram Benkaid, ne se présentera pas pour un nouveau mandat. Le PJD comptera donc sur ses cinq têtes de listes aux arrondissements de la ville ocre, à savoir Abderrazzak Jebbor, Abdeslam Sikouri, Mohamed TouflaMoulay El Bachir Touba et Youssef Ait Ryad.

     

    Lire aussi: Elections du 8 septembre: le début de la fin pour le PJD ?

     

    Côté RNI, les candidats aux cinq circonscriptions de la ville sont Abdessamad El Ekkari, Omar Salek, Abdelouahed Chefki, Abdellah Elfejjali et Merouane Zenjari.

    Le Parti authenticité et modernité, qui gouvernait la ville avant 2015, compte bien récupérer son leadership grâce à l’ancienne maire de la ville, Fatima Zahra Mansouri, qui se présentera à la circonscription Medina.

    Le parti de l’Istiqlal présentera Abdessadek Baitari à l’arrondissement Medina, Khalil Boulahsen à Guéliz, Abdelmajid Demnati à Menara, Houssine Nouar à Sidi Youssef Benali et Abdelaziz Boussaid à l’arrondissement Ennakhil.

     

    Fès

    Dirigé par le maire sortant pjdiste Driss Azami Idrissi, le conseil communal de la capitale spirituelle devra être présidé par un nouveau président après le scrutin du 8 septembre puisque Idrissi ne briguera pas un nouveau mandat. Le PJD présentera six candidats aux différents arrondissements de la ville, à savoir Hassan Boumchita, Mohammed Kheyi, Mohammed Zouhair, Mohammed El Harti, Abdelmajid Benchennouf et Said Sarghini.

    Le RNI comptera sur Mohammed Radi Selouani, Mohammed El Hadef, Abdeslam Bekkali, Tarik El Ouadghiri, Soufiane El Idrissi et Hassan Tazi. Le PAM a présenté quant à lui Khalid Hajoubi Yaakoubi, Abdelouahed Laaouaji, Mohammed Moufid, Hakim Benslam et Aziz Lebbar. Le Parti de l’Istiqlal, dont Fès fut autrefois son fief historique, présentera les candidats Hamid Fettah, Naji Fekhari, Mouhsine Idrissi, Ismail Jai Mansouri, Zakaria Bekaid et Mourad El Bouzidi.

     

    Agadir

    La capitale du Souss était jusqu’ici dirigée par une majorité exclusivement formée par le PJD, qui avait réussi en 2015 à remporter 33 des 65 sièges du conseil communal et n’avait donc pas besoin de s’allier avec d’autres partis pour former une majorité.

    Cette fois-ci, le combat s’annonce plus difficile pour le maire sortant de la ville, Salah El Malouki, qui fera face à un rival de taille pour la course à la mairie d’Agadir. Il s’agit du ministre de l’Agriculture et patron du RNI, Aziz Akhnnouch, qui a annoncé son intention de briguer la mairie de la ville, après avoir un temps dirigé le conseil régional de Souss Massa Dera entre 2003 et 2009.

     

     

     

     

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