Casablanca: les taxis rouges dépistés massivement du covid-19 après le transport d’un usager suspect

Un vent de panique s’est soulevé dans la profession à la suite du transport d’une cliente présentant des symptômes du covid-19. Les autorités de Casablanca ont alors décidé de dépister massivement les chauffeurs de petits taxis.

« Sur les 16.000 taxis habituels à Casablanca, seulement quelques 300/400 sont en activité en ce moment, soit les propriétaires de taxis ou d’agréments », explique Bouchaib Abdelmoughit, secrétaire général de la coordination nationale des taxis, contacté par nos soins. Ces centaines de professionnels qui continuent à travailler sont très exposés au risque de contamination de par leur activité qui rend difficilement applicable le principe de distanciation sociale.

« Il y a quelques jours, une femme a appelé une ambulance car elle présentait des symptômes covid-19. Elle n’a pas attendu sa venue et a finalement pris un taxi rouge. Le conducteur n’a pas non plus pris conscience de sa responsabilité. Pour éviter que cela se reproduise, les autorités ont décidé de dépister les professionnels », raconte le représentant syndical qui précise qu’il s’agit d’un dépistage gratuit, offert au centre Pasteur et autres.

 

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Ainsi, les centaines de taxi actuellement en activité doivent désormais se faire dépister avant de poursuivre leur activité. « Les centres de pointage orientent les professionnels vers les laboratoires de dépistage. L’analyse est obligatoire pour pouvoir travailler », ajoute Abdelmoughit, également secrétaire général du syndicat national des professions de taxis et transports.

D’ici la fin de la semaine, tous les taxis encore en activité devraient avoir été dépistés. Selon le représentant syndical, aucun conducteur n’a été déclaré positif au covid-19 pour l’instant, pendant cette récente campagne de dépistage. Il rappelle la fragilité actuelle du secteur dont l’activité est touchée en plein coeur à cause des mesures de confinement. « Un taxi rouge ne gagne pas plus de 80 DH par jour en ce moment », regrette-t-il.

Pour rappel, tous les petits taxis actuellement en service dans la capitale économique sont désinfectés quotidiennement au bureau de pointage sur boulevard Roudani.