Casablanca: les cafés et restaurants sommés de fermer à 23h

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Le Conseil  de la Commune de Casablanca vient de prendre la décision d’imposer aux cafés et restaurants de baisser les rideaux à 23h. Les autorités locales en ont avisé les patrons des commerces et des restaurants. Ces derniers refusent en bloc la décision prise par Abdelaziz El Omari.

Le Conseil communal de la ville de Casablanca a notifié, vendredi 10 janvier, sa décision de «mettre un “embargo” sur les commerces et les différentes activités des cafés et des restaurants à partir de 23h» aux patrons de ces derniers.

Suite à des plaintes d’habitants de plusieurs quartiers de Casablanca, en particulier ceux d’Anfa, qui déplorent les bruits et les nuisances causés par les clients des cafés et des restaurants après minuit, cette décision n’a pas été du goût des patrons des cafés et des restaurants.

Les professionnels disent Niet

«C’est une décision unilatérale que nous refusons catégoriquement», a confié le président de l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM), Noureddine Haraq, dans une déclaration à H24info.

«Il s’agit d’une décision insensée étant donné que les gens sortent dîner à 23h ou à minuit», a-t-il poursuivi en soulignant qu’il «n’y a pas eu de concertation avec les professionnels avant la prise de cette décision qui reflète le niveau des élus de nos Conseils territoriaux».

«Avoir une majorité confortable ne voudrait pas dire qu’on peut prendre des décisions à tort et à travers d’autant plus que dans des pays touristiques comme l’Espagne, les commerces ne ferment qu’aux premières heures du matin», a-t-il soutenu.

Pour le président de l’ANPCRM, «cette décision a été prise sur la base d’un fond idéologique qui n’a rien à voir avec la logique économique».  «A mon sens, le maire de Casablanca Abdelaziz El Omari devait d’abord penser à mettre en place des toilettes publiques, car hormis les cafés et les restaurants, les citoyens pris d’un besoin pressant doivent prendre leur mal en patience», a-t-il conclu.