Casablanca: encore des restaurants fermés pour non-respect de l’état d’urgence sanitaire

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Depuis le début de l’opération « Mains propres » lancée il y a quelques mois, plus d’une centaine de restaurants à Casablanca ont dû fermer leurs portes pour non-respect des dispositions de l’état d’urgence sanitaire. 

Mardi dernier, 24 novembre, quatre restaurants de la métropole ont rejoint la liste des endroits fermés pour non-respect des dispositions de l’état d’urgence sanitaire, rapporte ce jour Assabah. Ce sont 117 restaurants au total qui ont fermé leurs portes depuis le début de l’opération « Mains propres » dans la capitale économique.

Ainsi, le wali de la région Casablanca-Settat a imposé la fermeture à quatre établissements: un hôtel situé sur l’avenue Mohammed V (pour les six prochains mois), deux restaurants à Ain Diab (pour un mois) et un troisième sur l’avenue Hassan Souktani (deux mois). Les motifs? Non-respect de la distanciation sociale, du type d’activité et emploi de personnel féminin sans autorisation.

Le rapport de la DGSN qui intervient dans le cadre de l’opération « Mains propres » a été remis à une commission composée de représentants de la Sûreté nationale et de la Protection civile, ainsi que des délégués de la préfecture de Casablanca et de la région.

 

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A Rabat, un dialogue est en cours entre les autorités compétentes et les délégués professionnels des restaurateurs, poursuit le quotidien, afin d’assouplir les décisions émises à l’encontre des restaurateurs à l’arrêt depuis le lancement de l’opération. La procédure a ainsi été allégée pour permettre aux femmes de travailler dans des établissements servant de l’alcool. Il suffit de fournir une demande de l’employeur, un casier judiciaire vierge et une photocopie de la carte d’identité nationale.

De leur côté, les délégués d’associations professionnelles dénoncent le refus du wali de Rabat d’entamer un dialogue ou de les recevoir, alors qu’il est doté de la prérogative d’interdire ou d’autoriser.

Initiée il y a plusieurs mois, l’opération « Mains propres », menée par la DGSN, annonce veiller au respect des dispositions de l’état d’urgence, des réglementations encadrant le travail des employés, et traque la fraude sur la marchandise comme l’alcool.