Campagne de boycott: la bataille des chiffres a commencé

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Le quotidien Akhbar Al Yaoum a révélé, chiffres à l’appui, les pertes sèches subies par Afriquia suite à la campagne de boycott lancée par des activistes le 20 avril dernier. Des révélations que la société pétrolière réfute totalement.
Il en ressort une diminution du chiffre d’affaires réalisé par les 38 stations-services se trouvant dans les centres commerciaux Marjane et Acima. D’après le quotidien, ces stations d’essence auraient perdu en moyenne 31 % de leur chiffre d’affaires, soit une perte de 1,4 million de dirhams.
Le journal cite comme exemples la station-service Afriquia de Nador qui aurait enregistré une perte d’environ 47 % de son chiffre d’affaires, la station Afriquia au centre commercial Marjane du quartier Hay Hassani Casablanca qui aurait elle perdu 39 % de son chiffre d’affaires et la station Afriquia de Hoceima dont le chiffre d’affaires a diminué de 25 %. La station de service Afriquia située à Meknès n’aurait, quant à elle, pas souffert de la campagne de boycott vu que cette dernière a coïncidé avec l’ouverture du salon d’agriculture international de Meknès (SIAM).
Contactée par H24Info, une source autorisée auprès d’Akwagroup a toutefois remis en cause la véracité de ces chiffres. « Comment ont-ils pu faire les comptes en l’espace d’un week-end… Même nous on n’a pas ces calculs-là » s’exclame la responsable en question.
Elle précise également qu’Afriquia ne dispose que de quelque 40 stations en propre, le reste appartenant à des particuliers. Il est donc impossible de calculer les bénéfices d’Afriquia, en se basant sur de simples témoignages et sans recenser les stations d’essence appartenant à Akwagroup.
D’après notre source, il ne s’agirait que d’une « manœuvre politique » visant à nuire à la réputation d’Akhannouch. « Aujourd’hui on ne parle plus de boycott sur les réseaux sociaux, on ne parle que d’Akhannouch… Le jeu est clair » conclut-elle.