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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Initiée par le juge d’instruction Rafael Lasala, l’enquête pour déterminer les conditions d’entrée de Brahim Ghali en Espagne en avril dernier laisse à penser à une responsabilité du côté des Affaires étrangères espagnoles. 

    Le ministère des Affaires étrangères espagnol a autorisé l’entrée en Espagne par la capitale aragonaise du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, sans fournir d’informations sur les personnes qui se trouvaient à bord de l’avion de la présidence algérienne qui a atterri sur la base aérienne de Saragosse le 18 avril.

    C’est ce qui ressort des réponses formulées par le général José Luis Ortiz Cañabate, chef de la base de Saragosse à l’époque et actuellement chef de la mobilité aérienne, dans le cadre de l’enquête initiée par le juge d’instruction au 7e tribunal à Saragosse, Rafael Lasala, le 18 juin dernier.

    Selon ses dires, le département de Arancha Gonzalez a informé qu’un passager malade serait récupéré de l’avion par une ambulance. Ces informations sont révélées dans un article publié jeudi dernier dans le média local Heraldo de Aragón.

    Les premiers éléments de l’enquête montrent donc que la responsabilité de l’entrée de Brahim Ghali en Espagne à la base de Saragosse, puis de son transfert à Logroño, le 18 avril dernier, se situerait du côté des Affaires étrangères espagnoles.

     

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    Comme l’a confirmé le média espagnol, Ortiz Cañabate précise dans ses réponses au juge d’instruction que l’avion en question a atterri à 19h25, conformément à l’ordre communiqué par téléphone aux responsables de la base aérienne par la Commission des relations internationales de l’état-major général de l’armée de l’air.

    À son arrivée, l’avion a été conduit « pour des raisons de sécurité » à la plate-forme militaire, « une pratique courante pour les avions d’État », comme ce fut le cas pour celui arrivé le 18 avril d’Algérie, poursuit le média. Protégé par l’Espagne «en permanence» en raison de «la relation diplomatique» qui existe avec l’Algérie, il avait l’autorisation d’atterrir sur le sol espagnol.

    Le ministère a ordonné de ne pas contrôler les passagers

    C’est dans ce contexte que le chef du polisario est entré « sans contrôle » sur le territoire espagnol, comme l’ensemble des passagers à bord, et ce, selon les ordres du ministère des affaires étrangères espagnol adressés à l’état-major de l’armée de l’air. Le personnel de l’avion « n’a pas effectué le contrôle des passeports à la frontière », ils ne connaissaient donc pas l’identité des voyageurs à bord une fois arrivés à la base de Saragosse, révèlent les déclarations de Cañabate.

    Par téléphone, il a été seulement signalé qu’«il y avait un passager malade», qu’il était «algérien», qu’il «est venu sur une civière surveillée» et qu’il était accompagné d’une autre personne. La même source a également rapporté qu’une ambulance est arrivée à la base de Saragosse pour récupérer le patient, sans savoir si elle provenait du service de santé d’Aragon ou de La Rioja.

     

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    Le soir même, le patient a été transféré à l’hôpital San Pedro de Logroño. Au moment de les identifier, il est précisé que le personnel ne savait pas qui ils étaient, car on ne leur a pas demandé leur passeport.

    Les questions de l’instruction également transmises à l’état-major général de l’armée de l’air, ce dernier a confirmé que les ordres transmis ce jour-là à la base aérienne de Saragosse, parmi lesquels le non-contrôle douanier, provenaient du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya.

    Le juge Lasala étudie actuellement ces nouveaux éléments afin de décider de poursuivre ou non l’enquête dans ce sens.

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