Brahim Ghali a-t-il échappé à la mort suite au bombardement d’un convoi du Polisario?

5626
DR.

Le chef de la gendarmerie du Polisario a été tué mardi près de Tifariti alors qu’il se déplaçait à bord d’un convoi militaire où se trouvait également le président de la RASD Brahim Ghali. 

Le ministère de la défense de la RASD a annoncé mercredi la mort, près de Tifariti à l’est du mur de sable, du chef de la gendarmerie de l’entité séparatiste. « Le commandant de la gendarmerie nationale, le martyr Addah Al-Bendir est tombé mardi au champ d’honneur, où il était en mission militaire dans la zone libérée de Rouss Irni, à Tifariti », précisait un communiqué du ministère de la défense de la RASD, qui ne précise pas les circonstances du décès.

Addah Al-Bendir circulait à bord d’un convoi militaire dans la zone tampon, à l’est du mur de sable, lorsqu’un drone des Forces armées royales les aurait pris pour cible. Plusieurs cadres du Polisario auraient été tués, selon la page Facebook FAR-Maroc, qui assure également que le président de la RASD, Brahim Ghali, se trouvait également à bord du convoi. Ce dernier aurait échappé miraculeusement à la mort.

« Addah Al-Bendir venait de participer à une attaque dans la zone de Bir Lehlou contre le mur » de sable qui sépare les deux camps sur plus d’un millier de kilomètres dans le Sahara occidental, a expliqué un dirigeants séparatiste à l’AFP.

« Quelques heures après, à une centaine de kilomètres du lieu de l’attaque contre les Marocains, un drone a tué le chef des gendarmes dans la région de Tifariti. Il est mort en territoire sahraoui libéré », a-t-il ajouté.

Après cette attaque, Brahim Ghali aurait manqué une réunion de l’Etat major du Polisario mardi, ce qui prouverait que Ghali se trouvait bel et bien dans le convoi visé par l’armée marocaine, estime pour sa part Goud.ma.

Rappelons que depuis que le Maroc à libéré le poste-frontière de Guergarate, le 13 novembre 2020, les miliciens du Polisario font souvent état d’attaques contre des positions marocaines. Le Maroc n’a quant à lui jamais communiqué sur un quelconque accrochage avec l’entité séparatiste, se contentant d’assurer s’en tenir au couvre-feu signé en 1991 entre le Maroc et le Polisario.