Basée sur une technologie israélienne, l’application pour gérer le déconfinement fait polémique au Maroc

Prévue pour le 20 avril, sauf prorogation, la levée de l’état d’urgence sanitaire  nécessite de la préparation du côté du ministère de la Santé. Celui-ci a ainsi lancé un appel à manifestation d’intérêt afin de mettre en place une application pour « suivre » le coronavirus. Sauf que la technologie est basé sur une technique ayant vu le jour en Israël, de quoi créer la polémique…

Le ministère de la Santé veut se doter des moyens pour endiguer la pandémie du coronavirus. Pour ce faire, il a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la mise en place d’une application mobile. Cette application permettra d’identifier si vous avez été en contact avec un porteur du virus dans les 14 jours précédant le diagnostic de la maladie par le patient.

L’application utilise les informations de localisation stockées sur l’appareil mobile et les croise avec les données épidémiologiques mises à jour par le Ministère de la Santé. Si l’application via le croisement des données détermine que vous avez été en contact avec un porteur, vous serez dirigé vers un lien du Ministère de la Santé pour vous informer des mesures à prendre.

Seulement, l’origine de cette technique crée la polémique. « Nous avons vu une déclaration publiée le 9 avril par l’État marocain dans le cadre de son plan pour faire face à la crise de Covid 19, afin de fournir un programme numérique pour suivre les gens via des téléphones intelligents pour voir s’ils approchent ou touchent des personnes infectées par le coronavirus émergent », indique un communiqué signé par BDS Maroc, le Réseau marocain de solidarité avec les peuples et la Coordination des défenseurs des droits de l’Homme.

Et de poursuivre : « Et parce que parmi les techniques d’utilisation proposées on trouve la technique « Hamagen », produite par l’entité sioniste usurpatrice, nous rejetons son utilisation dans notre pays et appelons l’État marocain à la retirer de la liste des technologies proposées, soulignant que la « normalisation avec l’ennemi sioniste dans n’importe quel domaine est une infraction morale ».