Aziz Akhannouch retire sa plainte contre Khalid Jamaï

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Le patron du RNI vient de retirer la plainte qu’il avait émise contre trois journalistes, dont Khalid Jamaï et le directeur du site arabophone badil.info.

Khalid Jamaï semblait soulagé à sa sortie du tribunal de première instance de Salé en cette matinée du lundi 22 mai. Alors qu’il était visé par une plainte pour diffamation portée contre lui et deux autres journalistes -dont le patron du portail d’information arabophone Badil.info Hamid El Mahdaoui- par Aziz Akhannouch, le président du RNI a finalement décidé de retirer sa plainte.

«C’est tout à son honneur», réagit Khalid Jamaï à l’issue de cette deuxième audience. «Nous sommes venus au tribunal. Nous avons alors constaté que l’avocat de M. Akhanouch était arrivé muni d’une lettre dans laquelle son client exprimait le retrait de sa plainte», se réjouit l’ancien éditorialiste de L’Opinion. Une lettre pourtant signée aussi bien des mains de  l’avocat de Khalid Jamaï, le bâtonnier Abderrahim Jamaï, que de ceux de l’avocat Aziz Akhennouch, Me Mohamed Jenkel. Dans ce document datant du 22 mai 2017, et dont H24Info a obtenu copie, les deux parties expriment leur respects réciproques les uns envers les autres, attestant que « toutes les parties n’avaient pas l’intention d’insulter, d’injurier ou de diffamer Aziz Akhanouch ou de porter atteinte à sa dignité ».

Se disant satisfait de cette issue, Khalid Jamaï estime avoir «gagné une bataille sans l’avoir livré». «Akhannouch avait beaucoup à perdre dans ce procès. Il aurait certainement gagné juridiquement mais il aurait sûrement perdu politiquement», estime le vieux journaliste pour qui l’homme d’affaires demeure «un homme charmant, quelqu’un de bien. Mais cela ne (l)’ empêche pas de (s)’opposer à lui politiquement».

Pour rappel, Aziz Akhannouch réclamait la somme de 1 million de dirhams à trois journalistes, dont Khalid Jamaï, Hamid Elmahdaoui et Hicham El Amrani, à cause d’une interview de Khalid Jamaï paru sur le site Badil.com en janvier dernier.