Un Marocain sur cinq est obèse

1735

Entre 2000 et 2017, le taux d’obésité au Maroc est passé de 13,2 à 20%, soit une augmentation d’environ 7 points.

20% de Marocains sont obèses et 53% sont en surpoids, voici les résultats d’une enquête épidémiologique de prévalence des facteurs de risque des maladies non transmissibles du ministère de la santé réalisée en collaboration avec l’OMS et relayée par Aujourd’hui le Maroc dans son édition du jour.

L’obésité touche trois fois plus les femmes (29%) que les hommes (11%) et se constate davantage en milieu urbain (22,8%) qu’en milieu rural (14,9%). Entre 2000 et 2017, le taux d’obésité au Maroc est passé de 13,2 à 20%, soit une augmentation d’environ 7 points.

 

Lire aussi : Etude: la chirurgie de l'obésité favorise la fin du célibat et le divorce

 

Cette augmentation concerne principalement les femmes avec un taux de 19,10% en 2000 contre un taux de 29% en 2017, soit une hausse de 10 points en 17 ans. Chez le sexe masculin, la hausse n’est que de 4 points (7,20 à 11%).

Quatre catégories d’IMC (indice de masse corporelle) ont été utilisées dans la cadre de cette enquête: l’insuffisance pondérale (IMC<18,5); le statut normal (IMC entre 18,5 et 24,9); le surpoids pondéral (IMC entre 25 et 29,9) et l’obésité (IMC≥30). Selon l’enquête, la moyenne de l’IMC au Maroc sur la période susdite s’élève à 25,9 kg/m2.

 

Lire aussi : Vidéo. L'obésité, un problème de taille au Maroc

 

Encore une fois, la moyenne féminine est plus importante que celle des hommes avec un IMC moyen de 27,3 kg/m2 contre 24,4 kg/m2. Par extension, le poids moyen correspond à 72,1 kg chez les hommes pour une taille moyenne de 171,8 cm, et 69,3 kg chez les femmes pour une taille moyenne de 159,2 cm.

53% des Marocains enregistrent un surpoids pondéral, soit un IMC≥25 (63,4% de femmes). Ce taux augmente pour les deux sexes avec l’avancée en âge, de 18-29 ans à 60-69 ans pour rebaisser après 70 ans, explique le quotidien. L’insuffisance pondérale quant à elle est recensée à 5,2% chez les Marocains.

La « malbouffe », la sédentarité, le manque d’activités sportives sont les principaux facteurs de l’augmentation du surpoids et de l’obésité. Pour rappel, l’obésité peut engendrer des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, de l’hypertension artérielle et augmente les risques de développer certains cancers.