Arrêt du gazoduc Maghreb-Europe: Madrid dépêche la ministre de la Transition écologique à Alger

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La vice-présidente et ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera./Crédits: DR.

La ministre espagnole de la Transition écologique se rendra ce mercredi en urgence à Alger, après la décision de l’Algérie de ne pas reconduire le contrat du gazoduc Maghreb-Europe qui transite par le Maroc.

La ministre espagnole de la Transition écologique et troisième vice-présidente du gouvernement de Sanchez se rendra ce mercredi 28 octobre en Algérie «pour rencontrer les autorités algériennes et chercher une solution à la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe (GME)», rapporte le quotidien El Pais.

Teresa Ribera a été chargée aux côtés du ministre espagnole des Affaires étrangères, José Manuel Albares de renégocier ce contrat qui arrivera à terme ce 31 octobre. Le MAE espagnol a été reçu jeudi 30 septembre par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. À l’issue de cette rencontre, l’Espagne avait obtenu «des garanties» sur son approvisionnement en gaz, mais n’avait pas eu de réponse définitive sur le devenir  du contrat du GME.

Deux sources gouvernementales algériennes et une autre au sein de la Sonatrach ont confirmé ce mardi 27 octobre que l’Algérie ne comptait pas reconduire le contrat tripartite, incluant le Maroc.

 

Lire aussi: Arrêt du gazoduc Maghreb-Europe: l’Algérie, grande perdante?

 

En pleine crise avec le Maroc, l’Algérie avait décidé unilatéralement l’arrêt de ce contrat. Elle fournira l’Espagne à travers l’autre gazoduc, le Medgaz, inauguré en 2011 et capable de transporter 8.000 millions de mètres cubes par an directement depuis les champs algériens de Hassi r’mel à Almeria (Sud de l’Espagne), rapporte le quotidien espagnol.

Inauguré en 1996, le gazoduc Maghreb-Europe transporte chaque année plus de 13.500 millions de mètres cubes de gaz naturel. Le Maroc n’en garde que 800 millions de mètres cubes par an, mais obtient entre 50 et 200 millions d’euros par an de «droits de passage».

Le Maroc avait pourtant affiché sa détermination à maintenir ce contrat. « C’est notre volonté, telle que nous l’avons exprimée verbalement et par écrit, publiquement et dans les discussions privées, toujours avec la même clarté et la même constance», avait notamment déclaré la Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra.

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