Après avoir « coloré » des fontaines à Rabat, MALI défend « sa performance »

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Le Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI) n’a pas tardé à répondre au communiqué des autorités de Rabat dans lequel ces dernières ont dénoncé l’action menée par le mouvement à l’occasion de la journée internationale de l’élimination des violences contre les femmes. 

Dans une publication sur leur page Facebook, le Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI) précise que l’action menée samedi dernier a été sans dégâts contrairement à ce qu’ont déclaré les autorités publiques de Rabat dans leur communiqué. Le mouvement explique que le produit utilisé était du colorant alimentaire qui ne risque pas d’endommager les fontaines.

« Avant de faire une action, celle-ci se prépare à tous les niveaux avec une équipe dont des artistes et des juristes. Pour exemple, le produit utilisé, à savoir du colorant alimentaire et non de la peinture. Pour finir, au niveau législatif, de quelles dégradations ou de quels dégâts s’agit-il ? Aucune dégradation, aucun dégât », peut-on lire sur la publication.

Par ailleurs, les membres de MALI n’ont pas hésité à traiter le communiqué de médiocre, pointant du doigt plusieurs « maladresses » dans la formulation. « Une certaine catégorie? La maladresse dans la formulation nous démontre la médiocrité du communiqué. 52% de la population dont une majorité victime de toutes formes de violence serait une « certaine catégorie ». Ou alors les autorités feraient-elles référence aux minorités – (ir)religieuses et sexuelles que M.A.L.I. défend – et auquel cas, les considèrent comme des citoyen-n-es de seconde zone », ironisent-ils.

Bonjour ! #25novembre #Maroc La nuit du 24 au 25 novembre, le Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles -…

Publiée par Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles – Maroc sur Lundi 27 novembre 2017

Pour rappel, les autorités publiques de Rabat avaient publié hier un communiqué dans lequel elles dénoncent les « dégâts » infligés samedi à des fontaines par MALI. Dans ce communiqué, le nom du mouvement n’est à aucun moment cité. Les autorités mentionnent seulement un « groupe d’individus appartenant à un mouvement illégal ».