Algérie: un journaliste "séquestré" lors du sit-in pour la réouverture des frontières avec le Maroc

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Chahreddine Berriah, DR.

Deux manifestations étaient prévues dimanche des deux côtés du fleuve Moulouya pour réclamer l’ouverture des frontières maroco-algérienne. Si du côté Marocain, le sit-in s’est déroulé dans le calme, en Algérie, trois personnes ont été arrêtées par les gendarmes, dont un journaliste du quotidien El Watan.
Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées côté marocain dimanche, au poste-frontière Jouj Bghal, pour réclamer l’ouverture des frontières entre le royaume et l’Algérie. Si au Maroc, le sit-in s’est déroulé dans une ambiance bon enfant, de l’autre côté de la frontière, où une manifestation similaire était prévue, les autorités algériennes ont interdit tout rassemblement.
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Un sit-in était pourtant prévu au poste frontalier Colonel Lotfi, près de Maghnia, mais les gendarmes algériens en ont décidé autrement. Trois personnes, dont un journaliste d’El Watan, ont été «séquestrés» par les gendarmes, rapportent nos confrères d’El Watan. «Nous avons été séquestrés, moi, un représentant de la Laddh (Ligue algérienne des droits de l’Homme, ndlr) de Tlemcen Faleh Hammoudi et un activiste de la société civile de Maghnia, Ahmed Belkhir, pendant deux heures», a indiqué le journaliste Chahreddine Berriah à nos confrères algériens.
Le journaliste algérien ne comprend pas l’attitude des gendarmes d’autant que selon lui, il se trouvait sur un lieu public. «Nous étions sous un arbres entourés de gendarmes, près du poste frontalier Akid Lotfi. Je ne devais pas me déplacer alors que j’étais sur le territoire algérien, un lieu public…Ridicule», a regretté le journaliste, avant d’ajouter, amer: «En face, toutes les chaines marocaines filmaient aisément».