Algérie: «Le Sahara est Marocain et rien d’autre», affirme l’ancien patron du FLN

«Le Sahara est Marocain et rien d’autre», a affirmé l’ancien secrétaire général du FLN (Front de libération nationale) Amar Saâdani ce jeudi 17 octobre dans un entretien accordé au site d’information algérien TSA. Pour lui, «la question du Sahara doit prendre fin».

La marocanité du Sahara occidental a été reconnue par une grande figure politique algérienne. Poussé à la démission du secrétariat général du FLN en 2016 pour des raisons liées entre autres à sa vision des relations maroco-algériennes, Amar Saâdani a une nouvelle fois réitéré sa position insistant sur la marocanité du Sahara.

En réponse à une question qui porte sur «la question du Sahara occidental», il a déclaré : «En vérité, je considère que le Sahara est marocain et rien d’autre. Il a été enlevé au Maroc au congrès de Berlin» regrettant au passage le fait que «l’Algérie a versé pendant cinquante ans des sommes faramineuses à ce qui est appelé le Polisario et cette organisation n’a rien fait et n’est pas parvenue à sortir de l’impasse».

Pour ce vieux routier de la politique maghrébine, «la relation entre l’Algérie et le Maroc est plus grande que cette question». Et il est grand temps de relancer le rêve maghrébin.

Pour une normalisation Maroc-Algérie

«Je pense que la conjoncture est favorable car il y a l’élection d’un nouveau président et le changement de système en Tunisie, l’Algérie se dirige vers une élection et un changement de système, la Libye aussi vit une transformation», a-t-il soutenu.

Il a considéré que «tout cela peut concourir à relancer l’unité maghrébine comme l’ont voulue les vétérans du FLN et de tous les partis nationalistes, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie et de toute l’Afrique du Nord».

«Je pense que la question du Sahara doit prendre fin et que l’Algérie et le Maroc doivent ouvrir leurs frontières et normaliser leurs relations», a-t-il souligné en ajoutant que «l’argent versé au Polisario, avec lequel ses membres se baladent depuis cinquante ans dans les hôtels de luxe, doit revenir à Souk Ahras, El Bayadh, Tamanrassset et autres villes. C’est mon avis, même s’il doit déplaire à certains».