Al-Hoceïma/Hirak: un sit-in prévu jeudi devant la prison par les familles des détenus

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En écho à la grève de la faim menée par les détenus du Hirak depuis deux jours, leurs familles appellent à un sit-in symbolique, demain, jeudi 18 février à 17h, devant la prison d’Al-Hoceïma.

Face à cet appel, «les autorités locales de la ville ont refusé de réceptionner le préavis de rassemblement», selon une publication Facebook ce mercredi matin d’Ahmed Zefzafi, père du chef de file du Hirak du Rif, Nasser Zefzafi, et président de l’association Tafra pour la solidarité et la fidélité.

Malgré ce refus, l’ONG qui regroupe les familles des détenus du Hirak du Rif n’a pas annoncé d’annulation du rassemblement. Cette mobilisation fait suite à la publication dimanche d’un communiqué dans lequel la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a indiqué que les militants n’ont pas donné les motifs de leur grève de la faim, rapporte Yabiladi. De son côté, Ahmed Zefzafi, qui prévoit de se rendre au sit-in, s’en est pris à l’institution lors d’un live Facebook, reprochant à son délégué général d’avoir comme «seul passe-temps de produire des communiqués».

 

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Dans un communiqué parvenu à nos confrères, la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Nador a révélé, dans la nuit de mardi à mercredi, que les grèves de la faim sont observées par des détenus du Hirak depuis bien longtemps. À ce titre, l’ONG a exprimé son inquiétude quant à l’état de santé de Mohamed Bouhanouch, mineur âgé de 14 ans lors de sa condamnation et qui a écopé de 15 ans de prison ferme, admis à la prison de Selouane. Selon l’ONG, ce dernier est «en grève de la faim depuis mercredi 3 février 2021 à cause de traitements portant atteinte à sa dignité de la part de l’administration pénitentiaire».

«Après la détérioration de son état de santé et son extrême amaigrissement, au quatorzième jour, il a été transporté au pavillon hospitalier de la prison», précise l’association qui informe tenir «la DGAPR et l’État marocain responsables de la détérioration de l’état de santé de Mohamed Bouhanouch et de tous les autres détenus en grève de la faim». L’ONG appelle ainsi à ce que le jeune détenu «soit conduit à l’hôpital Hassani de Nador».