Akhannouch: «Le boycott a touché l’économie marocaine dans son ensemble»

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Le chef du Rassemblement national des indépendants (RNI) a accordé une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique dans laquelle il revient sur plusieurs sujets relatifs à la situation politique et sociale du pays.

Le patron du RNI, Aziz Akhannouch s’est livré dans les colonnes de «Jeune Afrique» sur plusieurs sujets. Accord de pêche avec l’UE, l’agriculture, Plan Maroc vert, climat social au pays, … ont été évoqué dans cette interview répartie sur huit pages. Pour Akhannouch, le Maroc ne souffre pas d’un malaise profond mais plutôt «des mécontentements sociaux» qui s’expliquent et se justifient par plusieurs retards enregistrés dans des projets structurants.

Pour ce qui est du Hirak du Rif, Akhannouch a déclaré «les causes de la crise du Rif sont multiples mais c’est essentiellement un problème d’agenda». Pour «la première fortune du royaume», ces évènements ont coïncidé avec le flottement post-électoral (le blocage) ce qui a compliqué davantage les choses avouant par la même occasion qu’il «reste encore des déficits à combler en matière d’éducation, de santé et d’emploi malgré les avancées réalisées dans plusieurs domaines».

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Le chef de fil du RNI a aussi été interrogé sur les divergences entre son parti et le PJD, qui préside la coalition gouvernementale. Akhannouch a affirmé que les désaccords entre les deux formations politiques sont normaux car ils ne partagent pas la même idéologie et que ce qui les unis est le programme gouvernemental. «Je t’aime, moi non plus est un grand classique entre partis politiques concurrents. Mais nous savons travailler avec le PJD et ils savent travailler avec nous» a-t-il ajouté.

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Pour une éventuelle main du PJD derrière le boycott qui a visé sa société Afriquia, Akhannouch temporise. «Je l’ignore, mais ce qui est évident, c’est qu’un malaise social a été exploité à coups de manœuvre politiciennes», a-t-il déclaré ajoutant que «le boycott a touché l’économie marocaine dans son ensemble».

Côté ambition, Akhannouch voit les choses en grand. «Le RNI compte 120.000 membres et compte atteindre 200.000 lors des années à venir afin d’être prêt pour les prochaines échéances communales et régionales. C’est un rendez-vous autant important que les législatives de 2021, dans lesquels nous aspirons à finir premier et présider le gouvernement afin d’améliorer le quotidien des marocains», assure Akhannouch.