Aïd Al Adha: l’ONSSA réagit à la polémique des viandes de mouton infectées

Certaines familles ont été contraintes de jeter de grosses parties de leur mouton suite à la putréfaction de la viande. Abdelghani Azzi, responsable à l’ONSSA détaille les raisons de cette infection. 

L’Aïd Al Adha n’aura pas été synonyme de fête pour toutes les familles. Certaines d’entre elles ont en effet découvert, à peine un jour après le sacrifice du mouton, l’état infect et répugnant dans lequel se trouvait leur viande. Elle commençait à devenir verte et dégageait une odeur insoutenable.

Selon Abdelghani Azzi, chef de la Division de Sécurité sanitaire des produits et sous-produits animaux et des aliments pour animaux à l’ONSSA, la putréfaction des viandes est liée au non respect des normes d’hygiène ainsi qu’au non respect de la chaîne de froid.

« Les viandes peuvent être infectées pendant la préparation de la carcasse, l’éviscération ou encore le ressuyage dans des zones froides. En cas de non respect des normes d’hygiène et de la chaîne de froid, des bactéries affectent le sang transformant sa couleur de rouge en vert. Ce qui cause la couleur verdâtre des viandes », a expliqué à H24Info Abdelghani Azzi. Le responsable dément ainsi la rumeur concernant une potentielle injection des moutons par les vendeurs afin de les engraisser.

« Dans le cas où un mouton aurait subi une injection, ceci aurait été visible sur sa carcasse puisque l’animal aurait des abcès suite à une réaction inflammatoire. Ce qui n’a pas été le cas des moutons infectés », a-t-il précisé. « En plus, détecter qu’un mouton ait subi ou non des injections ne peut être fait que suite à des analyses, le changement de couleur de la viande n’est en aucun cas un indicateur quant à ce fait ».

Azzi a aussi assuré que ce n’était pas non plus dû à une alimentation à base d’aliments pour volailles.