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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    S’exprimant en marge des travaux de la 76e session de l’Assemblée des Nations Unis, Sanchez a, de nouveau, défendu «les raisons humanitaires» derrière l’accueil en catimini de Brahim Ghali sur le territoire espagnol. Pedro Sanchez a également fait part de son impatience de se réunir avec le nouveau gouvernement marocain. 

    «L’Espagne a fait ce qu’elle devait faire. Répondre à une demande humanitaire pour sauver la vie d’une personne (Brahim Ghali) qui était sur le point de mourir», a affirmé le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 22 septembre en marge de la 76e  session de l’Assemblée générale de l’ONU.

    Reprenant les éléments de langage de son ancienne ministre des Affaires étrangères, Pedro Sanchez, a souligné que le gouvernement espagnol «a agi conformément à la loi», afin de «donner une réponse humanitaire» à une demande formulée par l’Algérie.

    Sanchez n’a toutefois pas voulu commenter la dernière décision du juge du tribunal d’instruction numéro 7 de Saragosse. En charge d’enquêter sur l’entrée illégale de Ghali, il a convoqué l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, limogée d’ailleurs après l’éclatement de la crise majeure entre Rabat et Madrid.

     

    Lire aussi: La justice espagnole classe la plainte pour génocide visant Brahim Ghali

     

    Une crise qui s’était apaisée après la main tendue du roi Mohammed VI dans son discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du roi et du peuple.

    Aujourd’hui, le gouvernement espagnol n’attend que la formation du nouveau gouvernement marocain pour œuvrer dans ce sens, a indiqué Pedro Sanchez depuis New York. «Ce qui s’est produit durant ces derniers mois, notamment durant le mois d’août, nous prouve que nous sommes devant une grande opportunité pour rétablir nos bonnes relations avec le Maroc et qu’elles puissent reposer sur de nouvelles fondations», a déclaré Pedro Sanchez, espérant que la réunion bilatérale de haut niveau, reportée à plusieurs reprises, puisse avoir lieu prochainement.

    Que risque l’ex-ministre ?

    Mais l’affaire Brahim Ghali est loin d’être enterrée. La justice espagnole poursuit son enquête pour élucider les circonstances de l’accès illégal, depuis une base aérienne militaire du chef séparatiste. Les derniers éléments de l’enquête ont justement conduit le juge en charge de l’affaire à citer à comparaître l’ancienne ministre, après que son ex-numéro 2 ait affirmé avoir agi sous ses ordres.

    Contacté par H24 Info, Hilal Tarkou Lahlimi avocat au barreau de Tarragona en Espagne et président du Forum des avocats d’origine marocaine en Espagne nous explique d’abord que les raisons «humanitaires» exposées par l’ex-ministre et le chef du gouvernement espagnol ne tiennent pas la route. «De multiples demandes pour des raisons humanitaires sont adressées au gouvernement espagnol. Or, elles ne sont jamais prises en considération, et des fois rejetées, sans fondement. Pourquoi donc Ghali a eu donc à ce traitement de faveur de la part de l’Exécutif espagnol», s’interroge t-il.

    De plus, ajoute notre interlocuteur, les déboires de l’ex diplomate en chef avec la justice espagnole ne font que commencer. « Plusieurs sont les délits pour lesquels l’ex-ministre pourrait être poursuivie. D’abord les soupçons de «prévarication», le délit de forfaiture, étant donné que la ministre, en autorisant l’entrée sous une fausse identité du chef séparatiste, a enfreint la loi et violé les devoirs essentiels de sa charge », affirme Me Lahlimi. 

     

    Lire aussi: Affaire Brahim Ghali: l’ex-ministre des AE mise en examen

     

    Outre le délit précité, Laya pourrait  être poursuivie pour «dissimulation», pour avoir occulté la présence, sur le territoire espagnol, de Ghali qui fait l’objet d’une convocation devant un juge d’instruction espagnol.

    Concrètement, la ministre débarquée encourt l’inhabilité, à savoir l’interdiction d’être investie d’une mission de service public. Mais ce n’est pas tout! selon l’avocat Me Tarkou Lahlimi, l’enquête ne s’arrêtera pas là et il est fort probable que le nom du locataire du palais de la Moncloa soit cité dans cette sulfureuse affaire.

    En effet, la décision d’accueillir Brahim Ghali «a été prise lors d’une réunion à laquelle Pedro Sanchez, Fernando Grande-Marlaska (ministre de l’Intérieur) et Margarita Robles (ministre de la Défense) étaient présents», ont confié des sources proches de l’ex-ministre des AE au quotidien ABC.

    Pour l’heure, Arancha Gonzalez Laya n’a pas été localisée et la date de sa comparution n’a pas encore été fixée.

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